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Le Conseil national des partis politiques

écrit au président des deux Chambres

 


 

Me Osner FEVRY, Avocat Directeur Général du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens et Président de l'Ordre Pr

 

Port-au-Prince, le 26 décembre 2012 Au Président du Sénat de la République

 

 

 

           

et Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur le Sénateur Simon Dieusel DESRAS Au Président et de la Chambre des Députés et Vice-Président de l'Assemblée Nationale, Monsieur le Député Levaillant LOUIS-JEUNE Parlement Haïtien - Palais Législatif, Port-au-Prince. Réf.- Requête du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens, et de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti , sollicitant l'intervention-contrôle et la sanction-ratification du Parlement autour des contrats d'exploitation des richesses en or, en pétrole, en cuivre, en iridium et autres du sous-sol haïtien, conformément aux articles 98.3, 109, 111, 215, 216, 276 et suivants, de la Constitution, contrats de concessions négociés unilatéralement et signés entre des Compagnies étrangères et l'Etat haïtien pour cinq (05), dix (10) et trente (30), engageant ainsi l'avenir du peuple haïtien autour des ressources stratégiques de son patrimoine public, à l'insu du Parlement... Monsieur le Président du Sénat, Monsieur le Président de la Chambre des Députés, Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens, agissant conjointement et solidairement avec l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH) - au nom des seuls intérêts supérieurs de la Nation et de l'Etat, en dehors de tout positionnement politique partisan - vous présente ses respects et a l'honneur de soumettre à votre attention les faits très graves ci-dessous, en vue de tels redressements appropriés dans l'intérêt de notre peuple en détresse :

            Le vendredi 22 décembre 2012, le sieur Ludner REMARAIS, Directeur du Bureau des Mines de la République, a annoncé à la presse et aux médias présents au cours d'une cérémonie officielle organisée pour la circonstance, la signature de trois (03) contrats de Permis d'exploitation de gisements d'or et de cuivre à trois (03) compagnies américaines et canadienne pour les richesses du sous-sol haïtien localisées dans le Nord et le Nord-Est d'Haïti. Cette''nouvelle réjouissante'' (sic) a été confirmée le vendredi soir du 22 décembre sur Radio-Télé Guinen Chaine 18, à 6 h 45 p.m. ; pendant la journée du lundi, à 11 heures du matin ; sur Radio- Télé Quisquéya le même vendredi soir au cours du journal 4-6 de notre compatriote et vedette nationale Liliane PIERRE-PAUL ; et sur la Radio-Télé Métropole le lundi 24 décembre à 7h 35 a.m. Dont acte.  Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens sur l'avis technique de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH) prend acte de ces Accords signés par le gouvernement entre l'Etat haïtien et ces trois (03) compagnies étrangères portant sur l'exploitation d'un gisement d'or et de cuivre de notre sous-sol pour cinq (05), dix (10) et trente (30) ans. Nous devons féliciter les acteurs et parties intéressées à ces contrats qui, enfin, après deux cents (200) ans de mensonges programmés des uns et des autres, reconnaissent que le sous-sol haïtien est riche en pétrole, en gaz naturel, en cuivre, en or et en iridium, comme l'avaient d'ailleurs reconnu l'ex-Premier ministre Jean-Max Bellerive au Canada le dix (10) mars deux mille dix (2010) et les exploiteurs miniers canadiens qui eux évaluaient un seul de nos gisements d'or à vingt milliard de dollars US. Nous nous réjouissons de la signature de tout accord à caractère international qui porterait sur l'exploration et  l'exploitation des ressources naturelles ou minières de notre pays, dans la mesure où cet accord privilégie la défense de nos intérêts, respecte notre Constitution et nos lois et qu'il ne cache pas une opération déguisée de liquidation des richesses de notre Patrimoine national. Dans la mesure aussi où les conditions de négociations pour arriver à la signature de ces contrats ont tenu compte des paramètres portant sur : 1.) la protection, la garantie et la préservation des droits des propriétaires des terrains privés au-dessous desquelles se trouvent ces gisements d'Etat ; 2.) La préservation, la protection et la réhabilitation des aires physiques de l'environnement de ces zones, pour éviter la résurgence de la grande infamie de la Reynolds à Miragoâne et/ou l'imposture dégradante de la SEDREN aux Gonaïves; et 3.) la défense ''sui-generis'' des intérêts stratégiques de l'Etat et de la Nation en ces heures et périodes douloureuses de l'occupation-tutelle du pays par ces mêmes forces économiques avec lesquelles traite l'Etat affaibli et vulnérable d'Haïti en crises, assujetti aux dictats, aux caprices et aux manigances malhonnêtes et arrogantes des bénéficiaires de ces contrats. Ce qui, d'ailleurs, entache ces contrats de clauses conjoncturelles de nullité, en raison même des circonstances et des manoeuvres anti-nationales y afférentes.  Néanmoins, en dépit des réserves juridiques et autres autour de ces contrats suspects par déficit de légitimité juridique en des temps comme ceux-ci, par des acteurs comme ceux les ayant négociés et signés dans le cadre d'un partenariat-tutelle déséquilibré, il y a lieu, pour le Parlement, Codépositaire de la Souveraineté Nationale conformément aux articles 98.3, 109, 111, 215, 216, 276 et suivants de la Constitution, d'exercer son droit de contrôle en vue de l'examen, par ratification, de ces contrats qui portent sur les ressources et réserves stratégiques de l'Etat-Nation d'Haïti ; contrats qui engagent l'avenir de notre peuple, celui de nos enfants et des enfants de nos enfants pour les trente (30) prochaines années. Le Parlement doit assumer ses responsabilités et exiger son accord d'abord... !   En effet, il eût été indécent, malsain, provoquant, et même criminel, (crime imprescriptible de lèse-patrie et même de haute trahison) de voir deux ou trois personnes du seul Pouvoir Exécutif engager Haïti sur ses ressources et richesses pendant trente (30) ans, sans le regard, l'analyse, l'accord tacite par écrit, des deux branches du Parlement ! Et même, en raison de l'importance de la question dont il s'agit puisque liée à l'existence même de la Nation sur son territoire comme Etat indépendant et souverain, le consentement serait nécessaire et devrait être recherché, par voie référendaire, de la volonté populaire, avant toute exploitation de ces richesses ! Aucun Haïtien digne de ce Nom, Fils et Héritier de la Pensée et de l'Idéal de Jean-Jacques Dessalines le Fondateur, ne peut oublier et n'oubliera jamais que depuis deux cents (200) ans, l'Occident capitaliste n'a jamais cessé de répéter, d'écrire et de faire répéter par les coquins locaux qu'''Haïti est un petit pays pauvre sans aucune ressource naturelle'' et donc sans avenir si ce n'est d'accepter la charité internationale commanditée et programmée de ceux-là qui, entre-temps, ONGsbidons et Missions religieuses, comme ils l'ont fait pour Hawaï au siècle dernier, s'acharnent à acheter des terres en des points et endroits précis du territoire où, exactement, ils savaient, par leurs satellites de détection, que se trouvent nos gaz, notre eau, notre pétrole, notre cuivre, notre or, notre iridium, nos autres richesses stratégiques. Hier encore, en 2002 - 2003, lorsque le Président Jean-Bertrand ARISTIDE a tenté de réclamer la restitution des 21 milliards de dollars qui ont été extorqués au jeune Etat récemment indépendant en 1804, une Commission franco-haïtienne a été formée pour analyser la requête haïtienne : les Socialistes français au pouvoir, à l'époque, frappés d'Humanité et ayant eu à coeur la possibilité d'envisager une certaine réparation à ce Premier Etat Noir indépendant et souverain du monde sorti Vainqueur et Victorieux d'une guerre de libération de treize (13) ans contre la France colonialiste et impérialiste de Napoléon Bonaparte, ils pensaient pouvoir aider sincèrement Haïti par ce Projet national haïtien par une réparation-restitution négociée. La présence de Monsieur Régis DEBRAY présidant cette commission avait, dans un premier temps, rassuré les Patriotes-Dessaliniens comme nous, du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens qui appuyions alors et appuyons encore cette démarche de l'Exécutif. Mais hélas ! l'Homme de gauche qui devient un Agent de droite est pire que le plus minables des cabotins de l'extrême droite.   Dans son rapport final, cette Commission a estimé et écrit noir sur blanc en 2004, sous la signature de Régis DEBRAY, que ''la République d'Haïti ne possède aucune ressource dans son sous-sol, ni or, ni pétrole, ni cuivre'' et que les nouvelles qui circulent autour de ces richesses sont le produit de l'imagination fertile des Haïtiens... Le complot était de taille puisque, depuis plus de trente (30) ans, des pions vulnérables avaient été introduits au Bureau des Mines et des Institutions stratégiques haïtiennes pour qu'il y ait des ''Katangais locaux'' à répéter dans les médias que nous n'avons ni or ni pétrole et... ils s'en réjouissaient! Heureusement que ''twou manti pa fon'' Or voilà que subitement, le Président américain Barack OBAMA aborde la question des ressources stratégiques des Etats-Unis. Eh ! bien, dès lors qu'il a autorisé, en accord avec le Congrès, l'exploitation ''off shore'' des réserves stratégiques des Etats-Unis, la loi américaine de mars 1985 est ignorée, et les chercheurs canadiens découvrent dans leurs archives que les recherches (geological survey) commanditées depuis 1958 par le Dr. François DUVALIER pour identifier les richesses de notre sous-sol et dont une Carte a été remise par Monsieur Kadhafi à presque tous les militants de gauche de ce pays, se trouvent validées. Ils se rappellent et constatent (ô hypocrisie internationale !)  qu'un seul, un seul, des nombreux gisements d'or d'Haïti vaut plus de vingt milliards de dollars. Les katangais locaux, héritiers légitimes de Conzé, vont ramener cette évaluation à douze milliards, question de se préserver en acompte des '' commissions privées''.  Monsieur le Président du Sénat de la République, Monsieur le Président de la Chambre des Députés, le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens, assisté du bras technico-juridique de l'Ordre National des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH) requiert, demande et exige le droit de contrôle par voie de ratification de ces contrats en vue de l'examen de leur conformité à notre Constitution, à nos lois et aux pratiques historiques de nos relations politiques et économiques internationales. Aucun Haïtien conscient, patriote et digne de ce Nom, n'acceptera que ces contrats, pour juteux qu'ils soient aux yeux des bénéficiaires, et quel qu'en ait été le motif, puissent être exécutés pour une exploitation des ressources en eau, en or, en cuivre, en pétrole et en iridium de notre sous-sol, sans la sanction publique ou accord du Parlement haïtien ! Aucun dirigeant des pays de la nationalité de ces compagnies étrangères (le Canada et les USA) ne se permettrait jamais d'envisager la signature de contrats pour l'exploitation pendant trente (30) ans des ressources stratégiques du Canada et/ou des Etats-Unis, sans l'aval, l'avis, la sanction et la ratification préalables de leur Parlement et Congrès. Vous ne pouvez pas accepter qu'on décide de vendre notre pays aux étrangers sans que, devant l'Histoire, vous ne vous prononciez pas Publiquement, devant la Nation et devant le monde ! Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens assisté de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti, exige que vous engagiez la responsabilité patriotique et nationale du Parlement dans ces contrats suspects en dépit de la réjouissance perfide des coquins locaux et de la bonne foi manipulée des uns et des autres, au regard des dix (10) principes dévastateurs du ''Consensus de Washington''.   Nous autres Dessaliniens / Nationalistes et Patriotes, nous n'oublierons pas que ce fut par une simple lettre écrite par une ambassade étrangère et signée du Président d'Haïti en février 2004, que notre pays est occupé et placé sous la tutelle du Conseil de Sécurité des Nations-unis par la Résolution du 30 avril 2004 sans l'avis du Sénat, en dehors de la sanction du Parlement. Nous n'oublierons pas que c'est par un simple visa du Chef du Gouvernement intérimaire que la Police Nationale d'Haïti (PNH) est placée sous la tutelle des Forces d'Occupation qui occupent aujourd'hui nos Commissariats par leurs policiers pèpè contrôlant les nôtres sans l'avis du Parlement qui, jusqu'ici, n'a encore rien dit. Nous n'oublierons pas que c'est par une simple Circulaire du Ministre de la Justice que les magistrats de la République ont reçu des instructions pour reconnaître que l'occupant et ses laquais locaux bénéficient tous d'immunité diplomatique et qu'ils ne relèvent pas de nos juridictions quand ils commettent les crimes les plus abominables et les plus répugnants sur nos enfants mineurs qu'ils violent à volonté, alors que de tels privilèges ne sont même pas échus aux Journalistes, aux Avocats, aux Médecins, aux Enseignants et autres Professionnels-Intermédiaires des classes vives de notre société. Nous n'oublierons jamais que le 10 avril 2010, devant la Commission des Affaires Etrangères du Sénat des Etats-Unis présidée par le Sénateur John KERRY (le prochain Secrétaire d'Etat qui remplacera Madame Hilary CLINTON) Monsieur Bill CLINTON, face aux désordres politiques et économiques qu'il a commis en Haïti, désordres assortis du gaspillage de nos ressources, a dû demander pardon au peuple américain pour  tout le mal qu'il a fait à Haïti et à son peuple. Or, voila que c'est sur la base de ce mal avoué et reconnu par Monsieur Clinton lui-même que des contrats d'exploitation de nos ressources sont signés pour le pétrole, l'or et le cuivre, pour trente (30) ans, sans l'aval du Parlement haïtien et en dehors du consentement des couches conscientes de la République comme nous autres du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens.  Le Parlement doit se prononcer et donner son accord sur ces contrats suspects qui violent les lois américaines, les lois canadiennes, les lois haïtiennes et le Droit économique international et du Commerce international, en Haïti, en ces temps d'occupation-tutelle du Pays !  Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens, assisté de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH), lance un appel solennel, pressant et patriotique :  Au Chef de l'Etat, au Premier Ministre et à leurs Collaborateurs conscients du Pouvoir Exécutif pour qu'ils acceptent, dans l'ouverture, l'accord du Parlement, pour ces contrats de concessions d'exploitation des richesses de notre sous-sol comme l'auraient fait Castro, Chavez, Barack OBAMA, François HOLLANDE ou le Premier Ministre du Canada !  Nous lançons ce même appel aux Conseillers du Président de la République (Haïtiens et Etrangers autour de lui) pour qu'ils n'induisent pas le Président de la République en erreur par des balivernes intéressées qui braderaient les intérêts de la Nation. Ils savent ou ils doivent savoir que le Pays d'Haïti n'est pas à vendre ! Jamais ! En dépit de la présence nuisible des forces de destabilisation qui souillent notre territoire au propre comme au figuré, et qui avilissent l'Honneur national et la Dignité haïtienne...  Nous nous adressons enfin aux Patriotes conscients de tous les secteurs de la vie nationale (secteur privé des affaires, classe politique, société civile organisée, églises chrétiennes locales gardiennes de la morale publique) pour qu'ils se rallient à notre position, en ayant à l'esprit que tout contrat-concession ou accord à caractère international, qu'il soit un accord commercial, politique, diplomatique, culturel ou autre, comporte trois (03) phases : la négociation, la signature et la ratification. C'est ce qui le légitimise. Nous sollicitons donc qu'ils exigent la sanction-accord du Parlement pour qu'un Président, élu pour cinq (05) ans, n'engage pas les ressources en cuivre, en or, en pétrole et en iridium de la Nation sur trente ans, en hypothéquant ainsi notre avenir et celui de nos enfants. Puissent les Patriotes haïtiens se réveiller de leur sommeil de mort, pour empêcher que soient bradés les intérêts stratégiques et supérieurs de l'Etat ! Pour que le pays ne soit vendu par des contrats bidon sous forme de concessions illégales à des compagnies étrangères !  Le Parlement - Pouvoir Législatif - Co-dépositaire de la Souveraineté Nationale et de l'Intégrité du territoire est saisi officiellement. Les Parlementaires (Députés et Sénateurs), conjointement et/ou solidairement doivent demeurer saisis de la question, tant pour le présent que pour l'avenir, avec toutes les conséquences de fait et de droit qui en découleront. Cette position sera rendue publique dans les jours à venir et nous vous tenons d'ores et déjà responsables de toutes les conséquences qui naîtront de la mise à exécution de ces Permis / Contrats illégaux, si le Parlement ne donne pas son accord et si ces exploitations se déroulent à l'insu du public spécialisé de la Société civile et des forces politiques nationales et des Patriotes conscients-Défenseurs des Droits et des libertés publiques du Peuple haïtien.  Si l'opérationnalisation effective de ces contrats-concessions a lieu et se fait sans l'accord et après des débats et discussions publiques du Parlement, vous serez tenus personnellement responsables des crimes qui seront commis, et la flétrissure vous atteindra devant l'Histoire pour avoir manqué à l'Honneur et au Devoir.

           
Quant à nous du Conseil National des Parti Politiques Haïtiens< et de l'Ordre  des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti, nous avons fait notre Devoir. A vous de nous montrer que vous êtes dignes de vos fonctions et de faire votre devoir : celui que la conjoncture et les circonstances réclament et commandent !   Persuadé que la présente requête retiendra votre haute attention pour les suites utiles à sortir, Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens, assisté de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH), saisit l'occasion pour vous renouveler, Messieurs les Présidents du Sénat et de la Chambre des Députés du Parlement haïtien, l'assurance respectueuse de la haute considération de tous les membres de cette Entité politique, en la patrie commune.

 

 

 






Les militaires re-mobilisés des FADH ne sont pas des bandits!




 

 

 

J'ai vu et regardé à la télévision, et j'ai entendu et écouté à la radio, les images et les déclarations d'officiels offusqués à la radio, ce mardi 17 avril 2012. La situation des militaires remobilisés qui cherchaient à entrer en contact avec le président de la Chambre des députés pour lui soumettre leurs griefs au regard de la Constitution et des lois de la République et pour répondre aux élucubrations d'irresponsables placés à des postes de responsabilité qui annonçaient ''un bain de sang'' sciemment préparé entre policiers et militaires haïtiens préoccupe au plus haut point certains officiels de la République. Depuis quelque temps, l'opinion publique haïtienne subit la résurgence de l'antimilitarisme primaire des ''intellectuels organiques'' au service de l'ordre unilatéral dominant. Commanditaires anti-nationaux et porte-parole officiels non déguisés de l'Occupation, ces idéologues de la destruction/reconstruction se réfèrent aux militaires haïtiens comme des ''bandes armées'', des ''ex-militaires démobilisés'', des ''individus lourdement armés''... qui menacent la sécurité des citoyens ; et pour les plus arrogants de ces ''katangais locaux'', les militaires haïtiens sont des ''bandits armés''. Aveuglés par toutes sortes de dérèglements idéologiques et moraux, ils ne voient pas les forces illégales de la MINUSTAH qui circulent avec chars, camions blindés et armes de destruction massive dans nos villes et dans nos campagnes en y semant le désordre, la terreur et les maladies honteuses et répugnantes venues d'ailleurs. Ils ne voient pas ces bandits blancs armés et/ou ces nègres blancs armés qui constituent une menace pour la paix et la sécurité en Haïti. Ils ne voient pas ces militaires internationaux mobilisés à notre honte sur le sol sacré de la Patrie de Jean Jacques Dessalines Le Grand, comme source de conflits sociaux, facteurs de troubles et de divisions entre Haïtiens ! Je serais en vérité, le plus malheureux des Haïtiens si je n'étais pas journaliste et n'avais pas étudié et compris le rôle historique des idéologies dans une société et approfondi le rôle néfaste que joue l'esclave vis-à-vis de son esclavage, tout comme il n'y a pas d'occupation sans l'aide compressée des occupés eux-mêmes, Frantz Fanon m'ayant déjà averti. Quel est le seul étudiant en Sciences sociales et humaines, particulièrement en Sociologie, en Histoire et/ou en Sciences politiques, qui ignore que là où il y a les Forces de l'ONU 1º) il y avait détection de richesses dans le sous-sol de ce pays ; et 2º) il va y avoir tôt ou tard, maladies contagieuses, dévergondage moral (viol, pédophilie, homosexualité, promiscuité sexuelle, détournements de mineurs, etc.) la guerre civile ou le génocide, avec complicités stratégiques avisées ? Le Liban, le Congo, le Biafra, le Soudan, le Rwanda, la Yougoslavie, etc., peuvent témoigner de cette vérité dans les pleurs et dans la douleur; et il n'y a même pas un seul citoyen de ces pays (amis et/ou ennemis) qui ne tremble de révolte et d'indignation justifiées à la seule évocation des mots ''troupes'' ou ''observateurs de l'ONU''. C'est que dans la vie, on ne donne que ce que l'on a, et par le jeu connu du phénomène de reproduction et de projection en psychologie sociale, le bandit que nous insultons est souvent la reproduction projetée de notre propre banditisme que l'autre a réveillé par contextualisation. Un homme armé (bandit légitime, dit bandit légal, ou un bandit armé non autorisé par les bandits légaux) n'a peur que d'un autre homme armé comme lui, ''Chat et Mimi'' !
Il est navrant et indécent que ce sont ceux-là sur qui le pays aurait pu et dû compter face au décor de la guerre civile planté par les ennemis de notre race, qui agissent avec une certaine désinvolture et dans l'infantilisme idéologique le plus béat par rapport et face à un problème aussi délicat et aussi sensible que la question de la remobilisation (générale) des Forces armées d'Haïti. Les choses de la République ne doivent pas être traitées sur la voie publique dans l'énervement des amateurs de mauvais aloi dont souvent la plupart sont des vendus, achetés et cooptés au propre comme au figuré, comme des agents de confusion, ou des agents dormants de provocation, de troubles internes et de divisions entre les Haïtiens. 

Le président de la Chambre des députés a agi à la légère, sous le coup de la colère, en dehors de la sérénité qui sied à l'exercice pondéré de sa haute fonction d'Etat. Son action d'éclat, en dépit des condamnations unanimes, a fait plaisir aux anti-militaristes mais en même temps il a fait rire, en justifiant la thèse raciste de ceux qui estiment que même occupant de très hautes fonctions, nous ne sommes que des enfants à mentalité de neuf ans.
Les Forces d'occupation internationale des Nations unies en Haïti appelées Minustah n'ont aucun avenir s'il y a entente et réconciliation entre les Haïtiens ! Par contre, elles seront stationnées en permanence, dans un long terme continu, chaque fois que les Levaillant Louis-Jeune vexé et courroucé, refuse de recevoir une délégation de ces soldats en situation non définie maintenus dans un statut juridique de flou sciemment programmé à volonté, et qu'on les qualifie de ''bandits''. Car, que reste-t-il à un soldat porteur de son uniforme militaire, détenteur de son arme légale de service, et imbu de ses Ordres généraux et de ses Règles d'engagement dans l'Armée, quand il a été congédié sans solde et se voit traité de ''bandit armé'' par celui-là même qui aurait dû être pour lui un recours, un frère, un ami et un médiateur-conciliateur par rapport, non pas tant au propre passé de militant anti-armée de cet Officiel, mais par rapport à la haute et délicate fonction qu'il occupe actuellement ? Ces termes de ''bandits armés'', ''ex-soldats'', ''ex-militaires'', auraient dû être laissés à l'usage des idéologues pro-occupants, aux anti-nationaux et aux démocrates de salon qui vivent des prébendes de l'Occupation : tristes personnages auxquels les généraux Jean-Jacques Dessalines et Charles de Gaulle paieraient leurs actes méprisables par la rançon de la honte et du mépris. Car comment comprendre qu'on puisse s'acharner sur ''le désordre des ex-militaires haïtiens'', en fermant les yeux sur les désordres depuis 1994 des militaires blancs qui occupent notre pays ? Mais, disent-ils, ''c'est le gouvernement qui a invité l'ONU''. Bien sûr que oui, le gouvernement placé par les agents étrangers de l'ONU, a invité les Forces de l'ONU à venir ! Mais pas le peuple ! Pas la nation ! Pas l'Etat haïtien ! Ce Peuple, cette Nation et cet Etat toujours attachés à leur Armée nationale ! Il est vrai que les Dartiguenave savent décorer les Hanneken et les Jean-Baptiste Conzé qui ont assassiné les Charlemagne Péralte. Mais, heureusement, 1915 a son 1934 et ses glorieuses de 1946 ! C'est de cet Espoir que vivent les Patriotes.
Les militaires haïtiens ne sont pas des bandits armés. Mobilisés, démobilisés ou remobilisés ! De tels propos et qualificatifs infamants relèvent de la haute trahison. Les militaires haïtiens, soldats, sous-officiers et officiers, sont des Patriotes victimes de nos banditismes et de nos turpitudes politiciennes. Nous aurions dû voir D'ABORD les bandits internationaux qui nous occupent, qui pillent nos ressources, gaspillent nos jeunes et nos enfants, qui nous avilissent par leurs maladies honteuses, et qui nous humilient chaque jour... en utilisant des ''mains noires sur des visages noirs''.
Le militaire haïtien une fois militaire, est militaire à vie. Il n'y a pas d' ''ex-militaire''. Et il ne relève pas de l'autorité du ministère de la Justice. Un Militaire haïtien ne peut ni ne doit recevoir des instructions directes d'un ministre. Même le chef de l'Etat, Chef suprême et effectif des Forces armées d'Haïti, depuis 1986, ne peut plus passer de commandement ou ordre direct aux militaires. Le militaire haïtien : ''démobilisé'', ''mobilisé'' ou ''remobilisé'', ne reçoit d'ordre, d'instruction et/ou de commandement que ceux émanant de son État-Major, via Le Grand Quartier Général des Forces Armées d'Haïti. Pourquoi d'ailleurs refuse-t-on de mettre sur pied cet État-Major ? Pourquoi refuse-t-on de fixer, depuis 1994, une date de départ d'Haïti des Forces d'occupation de l'ONU ? N'est-ce pas là un désordre politique plus grave que ce ''désordre'' de nos militaires ?
Ce qui est malsain dans le jeu indécent et dans la critique des anti-nationaux / anti-armées / pro-occupants, ce n'est pas tant les arguties qu'ils avancent, mais l'audace qu'ils ont et l'arrogance dont ils ont su faire preuve pour avancer leurs insanités au visage des Patriotes, ainsi que l'espace facile qu'ils trouvent pour le faire en bavant sur nous, Patriotes Dessaliniens. Dans tous les pays du monde, les traîtres et les espions agissent dans l'ombre, se cachent avant, pendant et après leurs forfaits ! Reçoivent en secret leurs salaires de honte, prix de leurs trahisons ! Depuis quelques années, chez nous, la conscience nationale est si abîmée que nous accueillons les traîtres-Conzé à nos côtés comme s'ils étaient des gens normaux et nous acceptons volontiers de leur parler et de les considérer comme des personnes qu'ils ne sont pas et qu'ils ne peuvent pas devenir, puisque courbés sous le poids assez lourd du fardeau de l'ignominie et du mépris perpétuel...

Le 9 septembre 2004, nous avons présidé une Commission nationale citoyenne de réflexion sur les Forces armées d'Haïti. Après deux ans de travaux ''pro bono'' (sans salaire et sans frais aucun) nous avons soumis notre rapport final le 23 janvier 2006 au président de la République, au Premier ministre, aux deux branches du Parlement et à la Cour de cassation de la République. Ce rapport citoyen a été rendu public en octobre 2007 par les soins de l'Association militaire (fondée en 1904) et diffusé à grande échelle sur internet.
Tout était dit dans ce rapport de plus d'une centaine de pages ! Voici un extrait de la conclusion :

« Les errements de notre Institution militaire qui doivent être mis au compte de son rôle historique dans la formation de l'Etat et de contextes politiques particuliers, ne devaient nullement justifier son renvoi. Par les retombées bénéfiques de leurs diverses missions, nos Forces armées réorganisées, pétries de la rigueur de la discipline militaire et placées sous la prépondérance du pouvoir civil ''peuvent payer en un jour ces errements de cent ans'', comme le disait au ministre Louvois un colonel de l'armée du Roi Louis XIV.

La Commission recommande la reconstitution immédiate de nos Forces armées dont la nécessité se justifie de manière incontestable par la seule présence sans limitation de temps d'une force multinationale en Haïti. La Commission, conformément à son rapport préliminaire, rejette les arguments contraires liés à des contraintes budgétaires ou d'opportunité politique pour s'attacher exclusivement aux prescrits constitutionnels d'ordre public qui règlent la composition et le fonctionnement de nos Forces militaires et policières. La Commission recommande enfin la restauration de l'Armée pour perpétuer l'esprit de Vertières et pour rapatrier dans le patrimoine collectif de notre nation l'élément décisif de son glorieux passé. Le nouvel instrument militaire pourra rendre d'éminents services à la nation.

Il faudra mettre fin un jour à la présence humiliante des troupes étrangères sur notre sol, mais ces troupes ne pourront définitivement partir sans besoin de revenir périodiquement que lorsque les Forces armées d'Haïti seront prêtes à prendre leur relai et à accomplir les tâches militaires que remplit actuellement la Minustah en raison de l'absence d'une armée nationale. 
Il est impératif que les autorités nationales disposent d'une force armée nationale pour ne pas avoir à dépendre indéfiniment d'une force armée étrangère pour l'exécution de leurs décisions politiques en matière de sécurité et de défense nationale. 

Il reviendra au Commandement général provisoire préconisé dans ce rapport final, de se pencher sur le projet d'une Force de sécurité de transition, pendant que s'effectue la reconstitution des Forces armées d'Haïti, afin d'éviter le prolongement permanent de la présence militaire étrangère en Haïti.

Les Forces armées d'Haïti devront être opérationnelles et prêtes à assumer le contrôle de tout le territoire dans un délai de deux (2) ans, afin de permettre en toute quiétude, le départ de la Minustah du territoire national.
La présence des troupes de la Minustah qui constitue une grave anomalie à la fois historique et constitutionnelle, devra faire l'objet immédiatement d'une négociation entre le gouvernement haïtien qui les avait invitées et les Nations unies en vue de leur retrait. Le Commandement général provisoire conseillera les autorités nationales durant ces négociations. Ces négociations doivent viser à terminer la présence militaire étrangère dans les meilleurs délais possibles. Les nouvelles unités reconstituées des FADH assureront la relève des unités correspondantes de la Minustah au moment opportun.
La Commission croit pouvoir affirmer et comme de fait elle affirme que le retour de l'Institution militaire est une étape incontournable vers le retour définitif de la sécurité en Haïti ».


• De quoi s'agit-il exactement ? Le président de la Chambre des députés et tous ceux qui parlent des militaires haïtiens comme des bandits, au nom de la Vérité et de l'Histoire, auraient dû être informés de ces faits préalables pour qu'ils ne deviennent les simples instruments d'un jeu complexe de dupes entre piégeurs et piégés.
A la fin des années 80, ''les grands'' qui gouvernent, dirigent et contrôlent le monde, au niveau de ''la Trilatérale'' et du ''Club de Bilderberg'', ont décidé, au constat de la fin de la Guerre froide, et face à l'unilatéralisme américain, d'ouvrir l'ère des mondialisations politiques et économiques dans les relations internationales. Après le Nouvel Ordre mondial de l'Information et de la Communication (NOMIC), ''le Consensus de Washington'' est trouvé qui justifie et qui légitimise les Projets/Programmes/Plans/Politiques d'Ajustements structurels (PAS) qui doivent accompagner les réformes économiques des pays pauvres et/ou endettés par l'adoption forcée et imposée de mesures néolibérales au profit du secteur privé des affaires que ''la Société Civile'' devra encourager et soutenir. C'est la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et la mise en place des structures et des ressources humaines techniquement apprivoisées et idéologiquement en service (les Technocrates des Sociétés Civiles) pour assurer des gouvernances de représentation dans un cadre de sécurité régionale collective. La Cour pénale internationale (CPI) s'assurera de la répression de tous comportements déviants et rebelles à cet ordre mondial pour un gouvernement super-étatique, en construction... Rien n'a donc été fait ni laissé au hasard : les mondialisations sont planifiées !
Or, il est arrivé que dans le cadre des planifications transrégionales et transnationales, il est assigné un rôle strict à Haïti pour son avenir : la démocratie du libéralisme sans contrôle par les privatisations sauvages, l'affaiblissement de l'Etat où l'autorité de l'Etat est simplement théorique et cosmétique sans aucune emprise réelle sur la population ; et l'appui international aux gouvernances populacières de doublure mises en place au service des mondialisations ! Et, après que le président Jean-Claude Duvalier ait reçu la confirmation technique et scientifique que le sous-sol haïtien regorge de pétrole et d'autres richesses minières stratégiques, au point d'avoir transformé son Bureau des Mines en ''Ministère Gouvernemental des Mines et de l'Energie'', ces richesses subaquatiques et du sous-sol haïtien, par une loi américaine de 1985 sont devenues ''les ressources stratégiques des Etats-Unis''. Dès lors, il fallait des ''alliés sures'' pour rendre le pays ''sure et stable'' pour les prochaines exploitations, lorsqu'Haïti sera ''open & ready for business''. En consultation avec les élites locales (idéologiques, politiques, économiques, commerciales, culturelles, religieuses et sociales) les Forces armées d'Haïti (FADH), en dehors de toutes considérations historiques sentimentales, ont été identifiées comme un facteur de blocage au projet ''démocratique'' (sic) international des grands pour Haïti ; c'est-à-dire, elles étaient considérées comme ''nuisibles'' à l'intégration forcée de l'économie nationale aux perspectives internationales des mondialisations. 
C'est dans cette optique que l'Opération ''Uphold Democraty'' a été montée par l'administration Clinton qui a abouti, tous autres facteurs de contradictions réunis, par l'envoi en Haïti, le lundi 19 septembre 1994, de 25.000 soldats américains qui ont démantelé les Forces armées d'Haïti après avoir congédié sans solde , arrêté, emprisonné de force, fusillé ou fait disparaître les plus rebelles de nos soldats, saisi/confisqué les Archives, la Bibliothèque et les Dépôts d'armes de cette Institution historique haïtienne. Le mensonge qui a été répandu et diffusé doit être levé : le président Jean-Bertrand Aristide n'a pas détruit l'Armée. Il n'aurait pas pu le faire. Même avec un million de ''Chimères'' lourdement armés ! Il n'a été qu'un instrument à la fois stratégique et tactique - dans la logique du plan international, à partir d'une bonne gestion de nos vices, de nos ambitions et de nos contradictions internes - qui a permis au président américain Bill Clinton d'occuper le pays et de détruire les Forces armées d'Haïti. Il a cherché à obtenir et a pu obtenir par consensus, l'appui et le soutien de la Communauté internationale qui a enfanté la Minustah le 30 avril 2004, à travers la structure néocoloniale d'une gouvernance provisoire/intérimaire en Haïti. Le peuple américain n'est pas encore informé de ces tractations anti-haïtiennes de Monsieur Clinton sur Haïti. D'ailleurs, depuis 1994, quel est le parlementaire haïtien - à part les récentes prises de position des sénateurs Andris RICHÉ, Jean William JEANTY et le Père Anick FRANÇOIS (Compliments sénateurs !) qui se soit posé la question pertinente suivante : Quel est le statut juridique d'Haïti au regard du Droit international, depuis 1994 ? ou, Quel est le statut juridique des Forces de la MINUSTAH, au regard du Droit interne haïtien ?
C'est donc une expérience douloureuse et même humiliante pour un Haïtien conscient de son Haitianité de devoir discuter de l'existence ou non des Forces armées d'Haïti; du déploiement des Forces armées de son pays ! C'est ridicule, aliénant et aliénateur ! C'est une forme dangereuse d'escroquerie intellectuelle ! Une manipulation idéologique perverse ! Une confiscation éhontée de l'Histoire ! Une conjuration-conspiration (contre Haïti et les Haïtiens) avec l'aide des fils naturés de la Patrie ! Il y a des questions qui ne devraient faire l'objet d'aucune discussion. 
Imaginez des Américains qui discutent de la dissolution du FBI, de la CIA, de la DIA, du NSC, des Forces armées américaines ! Ces individus seraient immédiatement placés dans un Asile d'Aliénés pour fous dangereux et traités comme tels, démocratiquement ! 
Or, en Haïti, ce sont ces fous dangereux qui taxent les patriotes (pro-FADH) d'irréalistes. Ils ont tellement à gagner avec l'Occupation Minustah!

Le lundi 19 septembre 2011, le Sénat de la République a voté une Résolution demandant que le mandat de la Minustah ne soit plus renouvelé et que c'est la dernière fois (ce 15 septembre) qu'il soit demandé son renouvellement par le Conseil de Sécurité des Nations unies, au 15 octobre 2011, pour un an, jusqu'au 15 octobre 2012.
Cette Résolution du Sénat est,
1) intellectuellement immature et enfantine ;
2) historiquement tardive,
3) chronologiquement et symboliquement perverse,
4) logiquement anachronique et
5) politiquement offensante, humiliante et révoltante.
Pourquoi ? La mauvaise foi est visible. Trop visible. On ne demande pas à un assassin d'enquêter sur un assassinat, ni à un voleur d'enquêter sur un vol ! Parfois son propre assassinat ou son propre vol !
Elle aurait dû - en termes préalables - commencer par constater le caractère inconstitutionnel de la présence de cette force militaire étrangère sur le sol de la Patrie. On fait des recommandations après avoir constaté et pris acte du constat. Le Sénat aurait dû commencer par ''constater'' la présence anormale (illégale, inconstitutionnelle) de ces forces étrangères déployées sur le territoire national ; rapporter ou dénoncer l'instrument de justification cosmétique de leur présence ; prendre acte de ce que la Constitution interdit le déploiement de toute force militaire étrangère sur le sol national, en dehors des Forces armées d'Haïti et des Forces de Police, formant la seule Force publique constitutionnelle de la République ; noter l'absence physique en démobilisation des Forces Armées d'Haïti ; retenir qu'aucun accord ou traité, aucune convention, n'a été ratifié par le Parlement haïtien relatif à cette présence et à ce déploiement des forces étrangères en Haïti ; puis, finalement, faire sa recommandation... C'est une Résolution commanditée que Messieurs Ban Ki Moon, Georges Bush, Bill Clinton, Nicolas Sarkozy, Madame Margareth Tatcher et Ronald Reagan auraient pu signer les yeux fermés.
Dans quelques mois ce sera le 15 octobre 2012. Je parie que les sénateurs vont oublier leur Résolution du 19 septembre 2011. A moins que, lisant cet article, ils demandent avis et prennent conseils auprès des experts nationaux.
La Remobilisation générale des Forces armées d'Haïti passe par un Dialogue-Vérité entre le chef d'Etat haïtien et le Président des Etats-Unis d'Amérique. Directement. Sans les intermédiaires intéressés : piégeurs et piégés des jeux alambiqués de pièges du Département d'Etat où trônent les Clinton, responsables directs à 80% de nos malheurs depuis 1994. Le 10 avril 2010, Monsieur Bill Clinton a confessé, devant la Commission des Affaires Etrangères du Sénat Américain présidée par le Sénateur Démocrate John Kerry, avoir détruit l'économie haïtienne et il a demandé ''pardon au peuple américain''. (...) Il a reconnu avoir fait beaucoup de torts à Haïti par la politique de son administration vis-à-vis de ce petit et pauvre pays de Noirs s'enorgueillissant d'avoir battu militairement des blancs pour obtenir leur Indépendance en 1803 sous le Commandement d'un général Noir anti-blanc dénommé Jean-Jacques Dessalines. Il faut effacer ce ''mythe'' qui fait l'orgueil de ces Nègres qui se croient supérieurs. Il faut leur enlever leur armée, source première de cet orgueil haïtien.

• Forces armées d'Haïti (FADH) : la question doit faire l'objet de discussions diplomatiques publiques entre les deux présidents des deux pays, en dehors de toutes interférences du Venezuela, du Canada, de la France ou de la Minustah. Dès lors qu'elle transite chez des intermédiaires, la solution ne viendra jamais.
Le verset de la Bible que la CIA utilise comme ''motto'' pour sa Devise est tiré de Jean 8 : 28 : ''Connaître la Vérité pour être libre'' ! Pourquoi ne pas chercher à obtenir le soutien des Patriotes haïtiens et des Américains de grand coeur, pour nous aider par la Vérité dans cette quête de Libération ? Par exemple, aux Etats-Unis, Henry Kissinger n'était pas d'accord et il n'est toujours pas d'accord avec le Plan-Clinton contre Haïti et les Haïtiens. La CIA et la DIA ne s'entendent pas sur la question militaire haïtienne. Le Département d'Etat et le Département de la Défense des Etats-Unis sont en ''conflit'' sur notre cas ; et il en est de même des Républicains Chrétiens et des Démocrates libéraux gauchissants. N'est-ce pas le moment historique de voir que le Dr. Turneb Delpé qui, plus que jamais aujourd'hui a raison, pour une Conférence nationale qui ne sera pas récupérée et où, sans exclusive, nous poserons la problématique des grandes priorités de l'Etat et des Forces armées d'Haïti ? En Vérité, le terme crise doit être transformé en opportunités par les Haïtiens. Patriotes, réveillons-nous, et levons-nous ! Nous n'avons rien à perdre que les humiliations de l'occupation ! Nos militaires re-mobilisés ne sont pas des bandits !

 

 

 

Osner FEVRY, Avocat
- Ex-Président de la Commission nationale ctoyenne de réflexion sur les Forces armées d'Haïti
- Ex-Professeur de justice militaire 
à la faculté de Droit et des Sciences économiques de l'Université

 

 

 Me Frevry exige la fin de l’ingérence dans le droit

interne haïtien
 

 

Dans une virulente lettre ouverte, datée du 6 février 2012, Me Osner Fevry, Président de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH) élève la plus énergique protestation contre les tentatives de manipulations et les attaques contre le Droit interne haïtien. Il trouve inacceptable que des organisations des Droits de l’homme et autres organisations internationales, « profitent des controverses autour du dossier de Jean Claude Duvalier et de l'ordonnance du juges Carvès Jean, pour imparfaite qu'elle soit, mais magistrat haïtien, pour s'attaquer à la justice haïtienne et au Droit interne haïtien. »

Lettre Ouverte de Me Osner Fevry :

« Le mercredi 30 janvier 2012 Me. Carvès Jean, Juge et Juge d'Instruction au Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, saisi d'un dossier qui lui a été distribué par l'ordonnance administrative du Doyen du tribunal à partir du réquisitoire du Commissaire du gouvernement, Chef du Parquet près ce même tribunal, a rendu au NOM de la République d'Haïti, une Ordonnance définitive, c'est-à-dire de clôture, dans l'affaire opposant le Ministère public à M. Jean-Claude Duvalier, ex-Président à vie de la République (1971-1986), revenu dans son pays après 25 ans d'exil en France (1986-2011).

Cette décision de justice portant la signature d'un Magistrat haïtien, celle de son greffier, et revêtue du sceau de son Cabinet d'Instruction - est transmise au Parquet, ensemble toutes les pièces du dossier, qui la fera lever et signifier à la partie inculpée et à ses avocats constitués. Une fois signifiée, cette ordonnance peut être attaquée dans un délai prévu par la loi du 29 juillet 1979 sur l'appel pénal, par l'une ou l'autre des deux ou trois parties impliquées dans la procédure. Passé ce délai, l'ordonnance deviendra exécutoire et le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de ce ressort sera contraint d'en assurer l'exécution par la citation à comparaître au correctionnel et un procès aura lieu portant sur des questions de fonds que Monsieur Duvalier aurait détournés au préjudice de l'Etat. Or, Monsieur Duvalier est détenteur et bénéficiaire de trois arrêts de trois Cours de Cassation de Suisse, de France et d'Haïti qui l'ont déjà lavé de toute accusation de ce genre non vérifiée et non prouvée. Me. Carvès Jean n'a pas tenu compte de ces 2 arrêts et la question sera rediscutée en appel. Mais, jusqu'au moment où nous écrivons ces lignes, l'ordonnance n'est pas encore signifiée à Monsieur Jean Claude Duvalier et à ses avocats. Et pourtant :

La Fédération Internationale des Droits de l'Homme, Amnistie Internationale, Human Right Watch, une certaine Madame Sylvie Van Den Wildenberg disant qu'elle parle pour et au nom de l'ONU, ce à quoi répond une autre dame qui dit qu'elle parle, elle, pour et au nom de l'Office de Protection du Citoyen, un Organisme de l'Etat haïtien, Michel Forst que l'on appelle ''expert'' des Nations Unies pour les Droits de l'Homme en Haïti, ... tous en choeur, au nom des victimes, (ô victime que de crimes on commet en ton nom !) s'attaquent au Magistrat Carvès et à son travail de juge. Le RNDDH, si avisé en certaines occasions, suit le même courant des facilités, la POHDH, Human Right Watch, des OP improvisées aux leaders sans avoeu et de nombreux organismes - bidons qui se font appeler défenseurs des Droits de l'Homme, montent tous au créneau pour critiquer le magistrat instructeur, avilir la justice haïtienne, piétiner les droits, le prestige et l'honneur de tous les Haïtiens et particulièrement des hommes de Droit et de Loi ! Même des crétins sonores pourvus à peine d'une éducation primaire bâclée s'improvisent ''juristes - experts - professeurs - avocats internationaux - correcteurs'' pour analyser, commenter et critiquer point par point l'ordonnance du juge Carvès Jean qui, selon ces personnes, est illégale et constitue une violation des droits des victimes. Et ce qui est grave et triste à la fois, dans leur médiocrité envahissante, ils trouvent des médias à leur disposition pour exposer largement leurs balivernes et salissures sur les gens de bien de la République à qui ils pensent pouvoir imposer le silence en criant fort et en s'attaquant à leur personne. Hélas !

Le Cabinet Fevry, Firme d'Avocats Militants haïtiens postulant près les 18 Barreaux de la République proteste et élève la plus énergique protestation contre cette tentative inavouée, par des manipulations politiciennes, de s'attaquer au Droit interne haïtien et à la justice nationale qu'elle édicte en dépit de ses faiblesses et de ses défaillances.
La démocratie repose sur le respect du principe de la primauté du Droit, par la loi, en vue de la justice une pour tous, suivant des règles préalablement établies et qui engagent tous les justiciables et intervenants.

Il n'est pas acceptable que des organisations comme la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, Amnistie Internationale, America's Watch, leurs grossistes régionaux et leurs détaillants et pacotilleurs locaux qui font et qui pratiquent le commerce si lucratif de cette marchandise dénommée ''droits de l'Homme'', puissent profiter des controverses nées autour du dossier de M. Jean Claude Duvalier et de l'ordonnance du juges Carvès Jean, pour imparfaite qu'elle soit, mais magistrat haïtien, pour s'attaquer à la justice haïtienne et au Droit interne haïtien.

Il n'est pas acceptable que le RNDDH se laisse entraîner sur cette pente dangereuse des facilités pour faire plaisir à ces représentants d'Hédouville et Gobineau en Haïti qui cherchent, par tous les moyens, à discréditer Haïti et les Haïtiens ! Quand un magistrat rend une décision, au nom de la République, sa signature lie les parties et impose silence et respect aux observateurs ! On se réjouit si on est satisfait ; on pleure et se lamente avec stoïcité si on a perdu et, pour faire avancer le droit et la justice, au nom de la loi, ou va plus haut en critiquant, dans le respect de sa personne, l'oeuvre du magistrat, devant d'autres magistrats, suivant la procédure tracée par les lois. Un peuple est grand et fort par le respect qu'il impose à ses lois et aux décisions qui émanent d'elles. Le Droit interne haïtien à la préséance et la prééminence sur le Droit international quoi que disent les Conzé en service et au service de l'International. 
 
La Fédération des Droits de l'Homme, Amnistie Internationale, Human Right Watch, ne se permettraient jamais, jamais, et jamais, de critiquer une décision rendue par la justice française ou celle signée d'un juge britannique, américain, canadien, allemand, suédois, italien ou australien. Surtout s'il s'agit d'une décision impliquant la françafrique et les démêlées louches d'Amnistie Internationale avec la société ELF/TOTAL, portant sur les faits de corruption, de détournements de fonds, de blanchiment d'avoirs, d'assassinats de dirigeants nationalistes africains, de cooptation d'agents payés par les fonds secrets des services de renseignements de l'Union Démocratique Internationale (UDI) ou de l'Internationale Socialiste (IS) pour financer les élections de Chefs d'Etat occidentaux. 

Il n'est pas décent que des organismes dits de défense des droits de l'Homme dirigés par des mercenaires de la plume et de la parole, et qui n'ont jamais soumis au ministère de l'Intérieur la provenance des fonds occultes dont ils disposent pour fonctionner et rouler dans de belles 4x4 coutant $150.000 USD, puissent oser se croire autorisés à parler de Droit, de la loi et de la justice quand, à la vérité, ce sont des démagogues frappés de myopie intellectuelle qui auraient dû profiter de la gratuité de l'école primaire offerte à nos enfants par le Président Martelly pour aller s'inscrire et devenir ''Défenseur de Droits''. 

Il n'est pas acceptable que cette dame dénommée Sylvie van den Wildenberg, porte-parole des Forces d'occupation du pays (Minustah), puisse se permettre de parler au nom de l'ONU, pour critiquer la justice haïtienne en s'attaquant publiquement à une ordonnance d'un magistrat haïtien. L'impertinence et la ''fréquencité'' vont trop loin. Nous avons des droits sui generis acquis ! La Minustah aurait dû être préoccupée des cas d'assassinats à Cité Soleil de soldats pèpè, des porteurs du choléra, des violeurs et pédophiles malsains, des soldats asiatiques qui violent et volent nos cabris, etc., et non impliquer l'ONU dans leurs fantasmes répudiés par tous les Haïtiens ! Même Monsieur Michel Forst critique l'oeuvre du magistrat et les katangais locaux disent de lui qu'il est ''expert'' !

Il n'est pas acceptable que Madame Florence Elie, elle aussi hélas ! avant de donner sa démission comme fonctionnaire de l'Etat ose signer une note pour engager une institution de l'Etat qui critique l'Etat. C'est compréhensible quand une étudiante se voit nommée ''Chargée de la Réforme judiciaire'' au point de se croire autorisée à parler - elle aussi - de Droit, pour se faire voir et se faire valoir. C'est tout de même insensé, immoral, indécent et inacceptable ! Madame Elie est issue d'une famille qui a beaucoup souffert sous Duvalier Père, mais que Duvalier Fils a réhabilitée, accompagnée et aidée. Le silence eût été preuve de maturité et de décence morale ! Surtout que l'Office n'a pas encore publié la liste très longue des victimes Lavalas de Messieurs Jean Bertrand Aristide et de René Préval, ni fait publier le Rapport Paul Denis sur les assassinats politiquement motivés et les milliards de gourdes disparus et détournés par la corruption de ceux qui, aujourd'hui, auraient dû être la voix de la population dans sa recherche de justice avant que les crimes des années 90-2000 ne soient prescrits.

Le Cabinet Fevry estime qu'il faut une limite à l'indécence des acteurs qui interviennent dans le dossier de cette ordonnance du juge Carvès Jean. Un magistrat n'est pas parfait. Son œuvre est l'émanation imparfaite de sa propre vision, de sa formation, de son expérience et de sa compréhension des faits à lui soumis et selon lesquels il juge, en toute bonne foi, selon sa conscience, conformément à la loi. Ce n'est pas à la radio, à la télévision, dans les journaux et sur internet, qu'il faut plaider les procès en s'attaquant à la personne du magistrat. Si vous estimez que son ordonnance est une œuvre de honte, on peut bien vous répondre que votre posture elle-même fait aussi honte et qu'elle est dictée par les forces d'argent qui vous financent et qui vous dictent leur volonté, et que vous êtes prisonnier de la volonté raciste et néocolonialiste de vos tuteurs qui financent vos activités partiales, contrôlées, filtrées et dirigées à souhait. Que vous êtes un instrument de divisions !

La Fédération Internationale des Droits de l'Homme, Amnistie Internationale, Human Right et America's Watch, le RNDDH, la POHDH, l'Office de Protection du Citoyen et la Commission des Droits humains de l'OEA, de l'ONU et de l'UE, auraient du être préoccupés des menaces de plus en plus directes auxquelles font face aujourd'hui les journalistes et les médias haïtiens dans l'exercice de leur profession, en vue d'aider à mettre un terme aux dérives annoncées de ceux placés aux plus hautes fonctions stratégiques de l'Etat. Les 15 cas de viol et de pédophilie des soldats de la Minustah sur nos enfants mineurs auraient dû retenir leur attention. 

Nous exigeons du respect vis-à-vis de l'oeuvre, même imparfaite du Magistrat. Du respect pour le Droit interne haïtien ! Du respect pour les Magistrats haïtiens quels qu'ils soient et où qu'ils se trouvent ! Du respect pour les lois haïtiennes ! Du respect et de la justice pour la justice haïtienne ! C'est à ce prix et à son coût, qu'en dépit des détresses et de la déchéance des temps présents, le peuple haïtien sortira victorieux des épreuves que lui font subir les ennemis de notre Race qui se disent nos ''amis'', nos maîtres indécents, corrompus, vils et lâches qui se disent nos ''partenaires'', dans cette occupation que les collabos sans vergogne appellent ''coopération''.

La Justice élève une Nation. Soit. Dieu aime la justice ! Oui. Mais ce n'est pas par des procès - surtout sous occupation étrangère - que l'on rend justice aux peuples et aux nations ! Toutes les victimes sont des victimes : celles des Duvalier, comme celles d'Aristide et de Préval ! Celles des militaires comme celles déchouquées par les forces d'argent des familles qui ne font pas de politique et qui ont toujours été au pouvoir de 1971 à nos jours !

Partons à la recherche de ceux qui croient au ''Dialogue National'' (et non de ceux qui nous divisent) dans le respect de notre Droit, de nos lois et de nos spécificités historiques et culturelles propres à nous, Nègres d'Haïti. Respectons Haïti. Respectons la justice haïtienne : c'est le prix du succès ! C'est un gage d'avenir ! »


Port-au-Prince, ce 6 février 2012

Cabinet Fevry, par : Me. Osner Fevry
Avocat,
Président de l'Ordre Professionnel des Avocats Militants des Barreaux d'Haïti (OPAMH)

 

 

Le Président Jean-Claude DUVALIER

 

Amnistie  internationale   

 

ET crimes contre l’humanite en Haiti

 



·     
Mise en contexte

 

Lorsque le jeudi 22 septembre 2011, date historique à la fois heureuse et/ou malheureuse pour le peuple haïtien, trois (03) européens ont invité les médias à l’Hôtel Le Plaza pour soumettre le dossier d’Amnistie Internationale sur l’Affaire Jean-Claude DUVALIER, j’aurais pu, comme des millions de compatriotes de la majorité silencieuse, attendre que la presse me rapporte les élucubrations morbides et cyniques de ces personnages étranges qui, depuis le lundi noir du 19 septembre 1994, il y a 17 ans, débarquent dans le pays de Jean Jacques Dessalines entourés des fils putatifs-collabos de la Nation, pour nous insulter, en se faisant et se croyant ‘‘experts’’ et donneurs de leçons en toutes matières à ces nègres sauvages que nous sommes devenus depuis la ‘‘révolution populaire du 7 février 1986’’. Mais, c’était plus fort que moi : je n’en pouvais plus, s’agissant d’Amnistie Internationale, une Organisation de Défense des Droits de l’Homme qui a  fait tant de bien aux victimes de l’arbitraire et des injustices dans le monde. Il faut, me suis-je dit, que j’aille voir moi-même ce qui est arrivé à cette Institution de référence en matière de Droit international, qui a aujourd’hui travesti les principes sacrés qui avaient fait le plaisir de son fondateur, un Avocat protestant comme moi, il y a plus de cinquante ans.

Arrivé à l’Hôtel Le Plaza, j’ai trouvé l’entrée principale de la rue Capois occupée par des centaines de partisans du Président Duvalier qui protestaient ; j’ai dû contourner par le garage d’arrière. La salle Toussaint Louverture II était remplie de monde : journalistes et manifestants qui se confondaient dans un vacarme inacceptable. J’ai pu m’approcher avec difficulté des trois conférenciers pour leur demander la cause de ces bruits. Ils m’annoncent que les Duvaliéristes sont entrain d’empêcher la tenue de la conférence pour soumettre le Rapport d’Amnistie Internationale au public. Je leur ai alors posé quelques petites questions :

 

-       « Pourquoi ne vous êtes vous pas fait accompagner et assister d’une Organisation nationale comme le RNDDH, connue et respectée en Haiti pour le courage de ses membres, l’indépendance et l’impartialité de ses jugements vis-à-vis des questions de Droit dans le pays même si cette organisation nationale a une interprétation interessée et partisane sur le Président Duvalier qu’elle est appelée à corriger, à l’avenir?

 

-       Combien de rapports avez-vous sous la main ? Avez-vous au moins les rapports de M. Jean-Claude DUVALIER et ceux aussi des Présidents Jean Bertrand ARISTIDE et René PREVAL, accompagnés de celui de Monsieur Bill Clinton, en raison des nombreux et graves torts irréparables faits par ce Président américain à notre peuple comme il l’a lui-même reconnu devant le Congrès Américain le 10 avril 2010 ? »

 

Lorsqu’ils m’ont répondu qu’ils ne s’interessaient  qu’aux ‘‘crimes contre l’Humanité’’ commis par le régime de l’ex-Président Jean-Claude DUVALIER, alors, j’ai dû leur dire et leur tenir à peu près, devant les médias, ce petit message dérangeant, au nom du peuple haïtien, de mon peuple que j’aime et auquel je suis très attaché comme Patriote-Nationaliste et Dessalinien :

« Messieurs, vous n’avez que le dossier des Duvalier ? Vous n’êtes donc interessés qu’aux seuls crimes commis, il y a 50 ans dans ce pays ? Et vous aimez tellement ce pays, vous, étrangers, vous vous croyez en droit de vous substituer aux Haïtiens comme le font croire certains ambassadeurs ridicules, et même à moi Osner FEVRY – le Dessalinien ! Mais c’est grave ! C’est même très suspect ! Ecoutez, Messieurs, votre présence ici, chez nous, constitue la forme la plus avancée et la plus grave de toutes les agressions. Et cette agression est pire qu’une agression physique : vous nous agressez moralement par votre partialité indécente et provocante, et par les mensonges et manipulations politiciennes outrageantes de vos rapports sélectifs. Vous êtes des imposteurs !

Vous êtes des étrangers provocateurs et indésirables dont le pays a trop souffert de l’arrogance et du cynisme de l’esprit colonialiste, raciste et impérialiste qui vous anime. Vous êtes de faux experts, malheureusement appuyés et soutenus par des Conzé nationaux et des Katangais locaux.

S’il vous plaît, partez d’ici : Vous êtes venus pour nous diviser. Oui, il faut peut-être demander justice contre les Duvalier ! Mais, faut-il ou faudra t-il décorer les criminels qui ont endeuillé les familles haïtiennes de 1986 à 2010 avec vos complicités ? Où est le dossier René Préval ? Où est le dossier Jean-Bertrand Aristide ? Votre partialité est évidente mais, elle est surtout révoltante par votre mauvaise foi, indécente par les appuis que vous recevez des couches malsaines et opportunistes du pays, et provocatrice par l’audace de votre entêtement à persister dans l’erreur et à nous imposer vos imposteurs.

 

Aujourd’hui, pour confisquer et occulter l’Histoire du 22 septembre chère à des millions d’Haïtiens, vous nous montez contre les Duvalier. La semaine prochaine, vous reviendrez avec le dossier Jean-Bertrand ARISTIDE pour nous apprendre qu’il était le pire des assassins, un dealer de drogue international, un corrompu et voleur des fonds et biens de l’Etat ; qu’il est inculpé aux Etats-Unis et qu’il doit être jugé pour crimes contre l’humanité. Puis, le mois prochain, vous reviendrez, entourés et soutenus des mêmes apatrides sans vision et des mêmes anti-nationaux maîtres et directeurs d’opinion, pour soumettre le dossier Préval, pour nous prouver ses relations avec Duclonas Amaral en prison en France, nous parler des 200 millions de dollars de Pétro Caribe, des assassinats et enlèvements que vous avez si bien répertoriés et que vous avez cachés, ajourd’hui…, perpétrés sous son régime. Et puis, l’année prochaine, lorsque Monsieur Martelly se sera débarassé de tous les patriotes nationalistes qu’il avait réunis autour de lui et capables de l’aider à rebâtir le pays ; qu’il sera culpabilisé et neutralisé en s’écartant, grâce à vos scandales, des ‘‘Duvaliéristes’’ qui sont autour de lui, en fermant les yeux sur les lavalassiens notoires de son entourage; lorsqu’il sera devenu vulnérable, alors, vous reviendrez une nouvelle fois, pour soumettre son dossier à votre public tiré sur le volet. Et comme votre œuvre sera fructueuse et aura réussi, la guerre civile éclatera : Duvaliéristes – Macoutes des forces de la droite s’opposeront aux lavalassiens et déchouqueurs de la gauche, et les victimes des actes criminels des régimes anarcho-populistes d’après 1986, soutenus par les alliés des Hougans assassinés, et encadrés de ceux des Militaires assassinés, kidnapés et exécutés ! Alors, la part sera belle aux bénéficiaires économiques et financiers des dérives de ces régimes ; et les vendeurs d’armes seront là pour pourvoir les deux camps par des transactions douteuses sur les ressources du pays, en armes et en minutions. Car vous êtes des marchands d’armes et des vendeurs de cadavres. Quand est-ce que vous allez demander le procès de ceux qui ont détruit l’Irak, l’Afghanistan et la Libye ?

 

Vous êtes des imposteurs ! C’est dommage qu’Amnistie Internationale ait perdu de la vision et des valeurs qui ont présidé à sa fondation et qu’elle soit devenue un instrument vil et regrettable des forces politiques et économiques des mondialisations.

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, en Haïti, c’est la paix, la concorde et la sécurité par la convivialité ;  une grande rencontre inter-haïtienne de tous les secteurs et de toutes les forces sociales, politiques et économiques de la Nation, pour vider fraternellement nos contentieux.

A un moment où l’Eglise Catholique d’Haïti parle de la nécessité d’un Dialogue national ; où les Eglises chrétiennes évangéliques protestantes parlent elles de la nécessité d’une Réconciliation Nationale, ce à quoi répondent favorablement les Musulmans au Nom d’Allah, ainsi que des Vodouisants au Nom du Gran Mèt et des Ancêtres ; à un moment historique où un secteur important de la classe politique par le biais du Dr. Turneb DELPE – victime des dérives du Duvaliérisme – parle d’une Conférence Nationale, à quoi répondent favorablement les Patriotes du Conseil National des Partis politiques Haïtiens qui réclament la tenue d’un Congrès National inter-haïtien au cours d’un grand Forum ou les Etats généraux des secteurs vitaux de la Nation, pour vider les contentieux, même ceux historiques les plus sensibles… ; il n’est pas acceptable ni opportun que des étrangers viennent nous diviser au nom de la justice. Justice, Oui ! Mais quelle justice ? Celle qui va condamner les Duvaliéristes et fermer les yeux sur Aristide, Préval et les lavalassiens et commanditaires internationaux par les Services d’intelligence interposés des crimes anti-communistes d’avant la chute du Mur de Berlin ? Celle qui va écarter  ou faire oublier les bénéficiaires économiques, commerciaux et financiers de ces crimes ? Car, comment juger Duvalier sans Aristide et Préval, et comment les juger tous trois, sans mettre AUSSI la main sur les journalistes et leaders d’opinion qui étaient au service de la propagande de leurs régimes répressifs ou en mettant de côté, par cynisme ou par oubli volontaire, ces hommes et femmes d’Affaires qui tous, sans aucune exception, se sont enrichis grâce aux Duvalier et aux Macoutes, ou à la 7ème  Flotte, et grâce à l’opportunisme dont ils ont su faire preuve dans la délation par lâcheté et trahisons, quelque fois pour des franchises douanières ou quelques subventions secrètes à travers une ONG-bidon et devenant macoutes avec ces régimes macoutes, lavalassiens avec les régimes anarcho-populistes de lavalas ?

 

Avec quelle décence allons-nous mettre de côté, dans ce procès, le rôle organique des journalistes intellectuels comme Dumayric Charlier, rédacteur en chef du Journal Le Matin et Secrétaire général de l’Association des Journalistes Haïtiens (AJH) nommé Président de la Commission des Droits de l’Homme siégeant au Ministère des Affaires Etrangères et qui a valu la certification positive du Département d’Etat américain en 1982 que le gouvernement Duvalier respectait les droits de l’Homme ? Et le grand historien professeur Roger Gaillard, idéologue notoirement connu du Duvaliérisme comme artisan intellectuel, partisan zélé et raffiné des deux dictatures des Duvalier, nommé rédacteur en chef du Journal gouvernemental Le Nouveau Monde, porte-parole de la propagande Jean-Claudiste et préfacier heureux et privilégié du livre de Papadoc : ‘‘le problème des classes à travers l’Histoire d’Haïti’’ ? Avant lui, Duvalier avait eu la main heureuse sur Gérard de Catalogne, Français naturalisé Haïtien qui, ayant découvert Duvalier et appris à connaître, à aimer et à admirer ce ‘‘Maître et Leader du Tiers-Monde’’ comme il le disait lui-même, a adopté pour son journal du gouvernement, pour lui le Directeur général et son rédacteur en chef Roger Gaillard, cette devise inscrite à la page de garde et à chaque parution de ce Quotidien Duvaliéro-Jean Claudiste : ‘‘ Il faut qu’à un moment de sa vie, chaque homme devienne un Christophe Colomb et découvre un Nouveau Monde’’. Et lui, l’intègre Jean Dominique qui était si fier du Président Jean-Claude Duvalier qu’un matin des années 80, au moment où Raymond Darius était sans doute à sa 4ème ou 5ème arrestation / libération, il a lu à la radio cet éditorial historique que Monsieur Duvalier – est ‘‘le Prince voyageur’’, ‘‘le Prince de la République’’ (sic) ? Et ce journaliste étranger, Français, correspondant permanent d’une des plus grandes agences mondiales de presse en Haïti dont le nom figurait sur la feuille de paie des services du Ministère de l’Intérieur et de la Défense Nationale où j’étais un Cadre Supérieur, pour y devenir par la suite, Secrétaire d’Etat et Conseiller juridique et politique ? Qu’en est-il de ceux qui, hier espions des Duvalier dans la Diaspora et en Haïti, aujourd’hui pourfendeurs des Duvalier et de leurs régimes, étaient pourtant vêtus, nourris, logés, éduqués en Haïti et à l’étranger, et élevés et parvenus à une certaine dignité sociale et économique grâce aux Duvalier et à leurs ‘‘sollicitudes coutumières’’ ? Ingratitudes ? Indécences ? Mauvaise foi ? Retournements politiques hypocrites ? Manipulations nationales ou changements de convictions ? Et pourtant, les acteurs et les témoins sont encore vivants ! Va t-on et peut-on juger la République entière ?

 

 

Combien faudrait-il construire de prisons pour accueillir les auteurs, co-auteurs, auteurs intellectuels, complices-commanditaires et bénéficiaires des complaisances historiques des crimes commis en Haïti depuis 1946 ? Ou depuis 1957 ? Ou depuis 1986 ? Ou depuis 2004 ? Qui, en Haïti, des patriotes troskysans, marxistes convaincus, anarcho-populistes déterminés de l’extrême-gauche au verbe révolutionnaire anti-impérialiste, aux capitalistes néo-libéraux, disciples et fanatiques de Milton Friedman, collabos de la droite et partisans de l’extrême-droite raciste-néocolonialiste et impérialiste et au conservatisme le plus répugnant, qui, de ces deux ou trois camps d’hommes et de femmes, en Haïti, aujourd’hui, A l’Autorité morale, pour être si pur et si propre, qu’il n’a rien à se reprocher depuis les 17 ans d’occupation-tutelle de notre pays, à la demande de nos Dirigeants qui se sont ainsi rendus coupables de crimes de haute trahison envers la Nation ? Qui peut oser demander justice pour l’officier Raymond Darius qui dit avoir été arrêté 7 fois et libéré 7 fois sous le régime de Duvalier, et ignorer les trois emprisonnements politiques de Me. Osner FEVRY sous les régimes Lavalas ? Qui a assassiné dans sa cellule de prison le Dr. Roger Lafontant ? Qui avait commandité l’assassinat du Pasteur Sylvio C. Claude Aux Cayes ? Qui avait donné le feu vert pour que fût neutralisé Me. Guy Malary, Ministre de la Justice qui s’opposait au plan de démantèlement des Forces Armées de son pays, alors qu’il était l’Avocat de l’Ambassade Américaine et que son pays était occupé par les Etats-Unis d’Amérique dont il était pourtant le Conseiller juridique ? Qu’en est il de Me. Mireille Durocher Bertin, proche de l’Armée, assassinée seulement quelques heures avant la visite à Port-au-Prince de Monsieur Bill Clinton, Président des Etats-Unis d’Amérique dont elle rejetait et contestait la politique étrangère vis-à-vis d’Haïti ? Qui nous rendra justice pour le Pasteur Antoine Leroy et Jacques Florival, assassinés les pieds et les mains liés et jetés sur une pile de fatras à Delmas ? Qui peut oublier le général Claude RAYMOND tué par empoisonnement médical en prison ? Et les 10 soldats haïtiens du Cap-Haïtien tués par les Marines Américains, assassinés ligotés alors que, paisiblement, dans la Cour de leur Caserne militaire, ils jouaient aux cartes ? Les familles Gonzales, resteront-elles toujours sans justice ? Le général Henry Max Mayard, les Pères Jean- Marie VINCENT, Ti Jean Pierre-Louis et autres religieux, le Pasteur Robinson JOSEPH, Directeur général de Radio Lumière, lâchement abattu, le Dr. Jimmy Lalane, le Colonel Lamy, les deux frères Antoine et Georges IZMERY, Jean Dominique, l’Agronome patriote, etc., etc., n’auront-ils donc pas droit eux aussi à la Justice ?  Pour l’Histoire, nous publions plus loin dans cet ouvrage, une liste partielle de certains ‘‘crimes contre l’Humanité’’ (?) perprétrés pendant ces dernières 25 années en Haïti par les régimes qu’appuyaient la plupart des organisations qui soutiennent Amnistie Internationale sous la couverture d’organismes-bidons de défense des droits de l’Homme…, alors que pendant cette période M. Jean-Claude DUVALIER vivait en exil…

 

Mais, imaginons un scénario catastrophe en prenant Amnistie Internationale au mot : ce procès Duvalier va avoir lieu ! Au cours d’une vraie instruction, ce juge sorti tout droit du ciel ou de l’enfer qui ne connaissait pas Duvalier et qui n’en avait jamais entendu parler, demande la comparution des amis, proches, alliés et des grands bénéficiaires économiques et financiers du régime. Le Colonel Jean VALME, les Major Orcel et Gérald DAVIUS comparaissent comme témoins. Avec eux, les anciens et fameux dossiers du SD (Service Duvalier / Service Détective / Service Détaché / Service de Documentation). On veut avoir des noms : les noms des collaborateurs étrangers aussi bien que ceux des espions de la diaspora qui travaillaient pour le compte des Services secrets Haïtiens au profit des Duvalier, en collaboration avec la CIA américaine, la MOSAD d’Israël qui nous a fourni les UZIs, la SDEC française ou la GRC canadienne, etc. Le juge veut savoir comment a été établi le système des renseignements politiques du régime qui avait valu l’arrestation des terroristes et des kamoken qui cherchaient à dix neuf reprises sans succès, à renverser par les armes achetées aux Etats-Unis, le gouvernement du Président Duvalier. Le juge demande les noms des acheteurs d’armes, les bateaux qui les transportaient depuis l’étranger, les wharfs où elles avaient débarquées et les entrepôts des compagnies privées où elles étaient consignées, souvent avec de fausses factures pour accroître les commissions, avant qu’elles fussent livrées aux Forces Armées d’Haïti. Puis, têtu, indépendant, impartial et intègre, à la recherche de la vérité, il demande des explications sur le dossier du 28 novembre 1980. Il a entendu les cris des victimes. Lilianne, Marvel Konpè Filo ont déjà expliqué leurs souffrances physiques et morales. Le juge veut entendre tous les responsables. Qui, en ce 28 novembre 1980, en absence de téléphone portable, et presque sans radiocommunication, avait aidé les services haïtiens à identifier, localiser, prendre en filature et arrêter dans la même soirée, plus de mille opposants fichés comme des ‘‘communistes-terroristes’’ en raison de leur opposition démocratique au gouvernement ? Il apprend que la plupart de ces anciens espions qui avaient pratiquement aidé à préparer le 28 novembre 1980 sont subitement devenus après 1986, des anti-Duvaliéristes notoires, des déchouqueurs, des militants du béton, et même sont aujourd’hui Commissaires de Police, Députés, Hommes d’Affaires, Ministres, Directeurs généraux, Sénateurs de la République, Diplomates ! Etc.

 Qui pourrait résister et lever des mains propres et pures devant Duvalier ? En vérité, Personne ! N’en déplaise aux idéologues de notre historiographie dirigée !

 

Il est clair que les 18 Juridictions de la République ne seraient pas suffisantes pour contenir les milliers de prisonniers qui seraient tous mis sous les verrous comme liés aux crimes politiquement motivés commis pendant ces seules dernières 25 années ! Et ce, nonobstant les graves crimes de droit commun portant sur le trafic de drogue, les enlèvements à fin de rançons, les cas de viol, de vol avec effraction et préméditations suivis d’assassinats, des situations collectives de violations systématiques et répétées des Droits et des libertés.

 

Quand donc une organisation internationale comme AI se présente en Haïti avec le seul dossier des crimes d’il y a 50 ans ou 40 ans, tout citoyen plus ou moins conscient et informé, a le droit et même le devoir, de lui demander : ‘‘Mais où sont les autres dossiers des autres crimes les plus récents ?’’ …pour qu’on n’attende pas 50 ans comme les Duvalier, alors que le Droit haïtien prescrit toute poursuite et toute mise en jugement d’infractions quelles qu’elles soient, après 10 ans, et qu’il ne connaît pas ENCORE la notion floue et impropre de ‘‘crime contre l’humanité’’ derrière laquelle se cache Amnistie Internationale pour demander le jugement de Monsieur Jean-Claude DUVALIER!’’

 

·      Fiche technique d’Amnistie Internationale / Amnisty International.-

 

C’est au cours de la guerre froide en 1960 qu’un Avocat britannique Me. Peter BENENSON a fondé Amnistie Internationale. Ce chrétien protestant était touché par la condamnation de deux étudiants portugais à 7 ans d’emprisonnement pour avoir porté un toast à la liberté dans leur pays. Il s’est, comme le Christ de l’Evangile, senti ému de compassion pour ces deux jeunes gens injustement condamnés par les lois de leur pays en raison de leur opinion politique ; et il a décidé de motiver l’opinion publique anglaise autour de ce cas et d’autres qu’il a répertoriés en publiant ‘‘les personnes oubliées’’. C’est sur la base de cet Appel que le 19 novembre 1960 il a fondé Amnistie Internationale comme une Organisation appelée à défendre et à protéger les droits et les libertés des personnes, des prisonniers en particulier. Cet avocat a insisté sur deux principes-clés appelés à orienter l’action de son Organisation : l’Indépendance et l’Impartialité, laquelle doit agir dans le respect du Droit interne du pays de la victime et du Droit International, notamment de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclamée par l’ONU le 10 décembre 1948 avec Emile Saint-Lot, Haïtien natif natal, comme le Rapporteur des travaux. Et c’est très important pour ces étrangers-experts de se le rappeler. Amnistie Internationale a donc une vision juridique moderne qui s’oppose à la violence et à la torture sous toutes leurs formes et vise l’Harmonie par le Droit.

 

Inutile de souligner à quel point Amnistie Internationale a suscité l’espoir et soulevé l’admiration des peuples opprimés de ces annés 60, en cette période des guerres de libération des peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. Amnistie Internationale a pris position contre le colonialisme et l’Apartheid. Elle s’est élevée courageusement contre les emprisonnements illégaux, les arrestations arbitraires, les exécutions politiques sommaires, la torture sous toutes ses formes, l’exil, la peine de mort et tout traitement inhumain et dégradant infligé aux prisonniers. Là où l’Eglise d’Angleterre avait échoué dans le soutien manqué aux ouvriers et aux enfants mineurs pauvres qui travaillaient comme esclaves dans les filatures anglaises naissantes au 19ème siècle, Amnistie Internationale semble avoir réussi ou mieux, s’être orientée dans la bonne direction. Hope is born, L’espoir est né.

 

Cette posture positive et encourageante d’Amnistie Internationale a sauvé des dizaines de milliers de vies et fait libérer plusieurs milliers de prisonniers sans défense qui, sans l’action humaine des ces Volontaires, auraient succombé sous la torture ou des conditions inhumaines et dégradantes de leur détention souvent injuste et politiquement motivée. Son combat pour l’abolition de la peine de mort a influencé nombre de dirigeants politiques européens et du monde qui l’ont fait abolir par des législations internes consciemment et patriotiquement votées. Des lois humanitaires sont votées et de nouvelles pratiques du Droit se sont imposées aux peuples et aux nations démocratiques et civilisées du monde. Quand la guerre du Vietnam faisait rage et que les soldats américains déversaient des tonnes de bombes de napalm sur les paysans vietnamiens, Amnistie Internationale s’est retrouvée côte-à-côte avec la Croix-Rouge Internationale et le Groupe des Non-Alignés pour condamner ces crimes de guerre de la plus grande puissance militaire du monde et contribuer, dans sa croisade juridique active et pratique, à aider les victimes. Ce fut donc à la satisfaction générale, à la fin de la guerre, avec l’arrivée du Prédicateur protestant Jimmy Carter à la tête des Etats-Unis d’Amérique le 20 janvier 1977, préconisant ‘‘simple justice at home et human rights abroad’’, que quelques mois après, les membres du jury d’Oslo ont choisi unanimement de décerner le Prix Nobel de la Paix 1977 à Amnistie Internationale pour la récompenser de ses efforts et de son combat en faveur de la protection internationale des droits humains dans le monde. Jamais Prix n’a été si unaniment accepté et applaudi dans le monde !

 

Malheureusement, Amnistie Internationale est vite devenue la proie des régimes démocratiques impérialistes, colonialistes et racistes qui ont dirigé le monde au début des années 80 avec l’arrivée de Ronald Reagan au pouvoir aux Etats-Unis d’Amérique et de Madame Margareth Thatcher en Grande Bretagne. Même le rêve de François Mittérand annoncé le 21 mai 1981 au peuple français et repris à Cancún au Mexique n’a pu devenir réalité. Ce socialiste français a dû être converti au plan reaganomic du néolibéralisme en dénationalisant les entreprises que dans sa fougue socialiste de l’économie il avait pourtant étatisées / nationalisées. C’est la déception générale dans le monde. Et Amnistie Internationale a suivi le courant, en cédant à la tentation impérialiste totalitaire néo-coloniale des forces internationales dominantes, attirée et controlée par les services secrets de Sa Majesté et manipulée par les Agences de Renseignements occidentaux ou même par le chantage financier comme en France, en collision avec TOTAL. Lorsqu’à la fin des années 80 et au début des années 90, les deux blocs idéologiques, politiques, économiques et militaires de la Guerre Froide ont cédé la place à l’Unilatéralisme américain, Amnistie Internationale s’est transformée elle aussi en instrument idéologique des mondialisations politiques, économiques et financières des forces impérialistes dominantes, hypothéquant, perdant et laissant confisquer les plus beaux atouts de ses principes fondateurs : son indépendance et son impartialité dans le respect des Droits internes et du Droit International ! Le cas d’Haïti avec le dossier de M. Jean-Claude DUVALIER est une illustration saisissante des dérives de cette Organisation Internationale jadis si prestigieuse et si respectée.

 

·      L’Affaire Jean-Claude DUVALIER.-

 

Récapitulons les faits :

 

Le dimanche 13 février 2011, Monsieur Jean-Claude DUVALIER, ancien Président d’Haïti de 1971 à 1986, revient dans  son pays après 25 ans d’exil en France. Il est accueilli par les pleurs de joie de la population. Il se rend à son hôtel de Pétion-Ville où il reçoit ses amis et alliés de son gouvernement. Cette seule présence dérange (les combinards). Quarante huit heures après ce retour historique et triomphal, le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince lance une opération de persécution politique contre l’ancien Président de la République, sous la couverture de poursuites judiciaires, sur plaintes des victimes de son gouvernement, au nom de l’Etat haïtien, pour faits de concussion, de détournements de fonds et autres infractions. Caisses de raisonnance, Amnisty International, America’s Watch, la Commission des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme de Genève, Messieurs Louis JOINET et Michel FORST, puis des caisses de raisonnance locales financées par les services des gouvernements étrangers, emboîtent le pas, au nom de l’impunité et des droits de l’Homme. Monsieur Duvalier doit être jugé pour ‘‘crimes contre l’humanité’’. Ce à quoi acquiesce le Ministre de la Justice Paul DENIS qui exige que le commissaire du gouvernement ajoute en addendum de son réquisitoire, le chef d’inculpation ‘‘crimes contre l’humanité’’. Qu’est-ce à dire ? L’ignorance est aux commandes !

 

Menant croisade contre Monsieur Duvalier, Me. Harrycidas AUGUSTE va à la radio et à la télévison pour justifier ses excès de pouvoir et explique le bien fondé de ses poursuites, pour inviter ‘‘les victimes’’ à porter plainte au Parquet contre l’ancien Président. Il lance un appel au lynchage ! Il est à la fois chef de parti, chasseur de primes !

 

Auparavant, il estime que sa descente à l’Hôtel Karibe où logeait M. Duvalier avait pour but de constater ‘‘la flagrance de sa personne physique’’ (sic) à l’Hôtel. Il invente les règles de droit et celles de la procédure pénale y afférente. Les organisations des droits de l’Homme, agissant sur commande téléguidée applausissent, à part quelques rares exceptions de ces organisations dirigées par des hommes de droit accomplis et responsables. D’autres voix adultérines de la Société civile ont raté, elles, l’occasion de se taire, oubliant que ‘‘chaque bourique doit braire dans son paturage !’’

 

Lorsque les Avocats du Président Duvalier rétorquent dans les médias pour souligner que les plaintes déposées contre leur client n’avaient aucune valeur juridique, qu’elles ne sont pas recevables, qu’il y a prescription de l’action et de la peine, et que le droit pénal haïtien ne connaît pas la notion de ‘‘crimes contre l’humanité’’ comme infraction punissable, alors, dérangé ou simplement perdu, le commissaire du gouvernement signifie le 17 février 2011 un arrêt de la Cour de Cassation de la République daté du 24 juillet 2001 qui avait renvoyé la DGI représentant l’Etat haïtien contre certains citoyens dont le même Jean-Claude DUVALIER, à se pourvoir par-devant qui de droit conformément au décret du 04 novembre 1983 portant réorganisation de la CSCCA.

 

Me. Reynold GEORGES, l’un des Avocats de M. Duvalier a dû exiger et pu obtenir un droit de réponse sur Radio Métropole, pour confondre la mauvaise foi et l’ignorance dans le cynisme du commissaire du gouvernement.

 

Entre temps, le juge d’instruction saisi, Me. Carvès JEAN procède doucereusement à ses intimidations : convocations respectueuses, interdiction de déplacement sans la notification et l’avis favorable préalable du magistrat instructeur, menaces voilées, etc., et le 22 mars 2011, il sort une ordonnance d’ ‘‘assignation à résidence’’ (sic) dont le Dispositif est ainsi conçu (s’il vous plait, ne riez pas, pleurons de peine) :

 

« PAR CES MOTIFS, le juge d’instruction ordonne au Commissaire du Gouvernement, accompagnés du Juge de Paix de la commune et de l’huissier commis aux fins de constater votre lieu de résidence et de vous signifier la présence (sic); Dit que tout manquement à cette décision obligera le magistrat instructeur à prendre telles mesures que de droit. Dit également que le commissaire du gouvernement doit passer des instructions nécessaires aux Agents de la Force Publique en vue de faire respecter ladite décision en cas de non respect de la présente.

 

Donné de nous, Carvès JEAN, juge d’instruction au tribunal de première instance de Port-au-Prince en notre chambre d’instruction criminelle sise au Palais de Justice de cette ville au bicentenaire avec l’assistance de notre greffier NOEL Rose-Myrtha Judith, ce jourd’hui mardi vingt-deux (22) mars deux mille onze (2011).

IL EST ORDONNE, etc. » (sic).

 

Ailleurs, les manœuvres médiatiques s’amplifient pour faire pression sur le juge instructeur et le gouvernement, en vue d’arriver à un procès de M. Duvalier, au nom de la lutte contre l’impunité. Même, une assistance internationale peut être sollicitée et obtenue pour ce procès-jugement ! Le numéro du samedi 12 au 15 mars 2011 du journal Le Nouvelliste est titré à la page 26 Idées et Opinions : Le procès de Jean-Claude DUVALIER, un rendez-vous avec l’Histoire. L’article est signé Reed Brody ( ?). 1986 refait surface ! Avec ses écrivains aussi. En attendant que reviennent les déchoucages et le ‘‘père lebrun’’ contre les macoutes et les Duvaliéristes (Heureusement, cette fois-ci, ils ne se laisseront pas faire). Le Conseil des Ministres est saisi de la question. La confusion de la sagesse intervient semant la pagaille et les balivernes.

 

Voilà Me. Harrycidas AUGUSTE, commissaire du gouvernement près le Tribunal civil ou de Première Instance de Port-au-Prince, qui débarque de force pour une ‘‘perquisition’’ à l’Hôtel Karibe où logeait l’ancien Président, saisit ses documents, lui intima l’ordre de quitter le pays, le menace d’arrestation et le conduit sur le champ à son Parquet. De là, il l’achemine devant le Doyen qui distribue, le même jour, ‘‘le dossier’’ au Cabinet d’Instruction du Juge Carvès JEAN qui, lui, interroge le comparant encombrant sur le champ et qu’il va plus tard ‘‘assigner à résidence’’ ce 22 mars 2011, pour… ‘‘crime contre l’humanité’’, à la demande de victimes des Duvalier et de M. Louis Joinet que la presse haïtienne a baptisé d’ ‘‘expert’’ des Nations Unies pour Haïti sur les Droits de l’Homme, ce à quoi son confrère Michel Fost, cet autre ‘‘expert’’ français applaudit, à la satisfaction des organisations de défense des droits de l’Homme financées par des agences étrangères de gouvernements étrangers. Et dès le lendemain, tous les ennemis du régime Duvalier se rendent au Parquet du tribunal civil de Port-au-Prince pour déposer les plaintes sollicitées contre ‘‘l’ancien dictateur’’ dont le régime avait violé leurs droits en 1957, 1960, 1964, 1971, 1975, 1980 ou 1985, il y a cinquante, quarante, trente ou vingt cinq ans. Sans aucun respect pour l’intelligence ! Madame Michèle Montas Dominique, la veuve de Jean Dominique assassiné, elle aussi se rendra au Parquet, profitant de ce grand moment historique, pour demander justice… pour son mari, pardon, justice pour la justice !

 

M. Jean-Claude DUVALIER est donc attaqué de front par ses adversaires qui utilisent le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la Capitale, la justice et les procédures légales, pour organiser contre lui ces persécutions politiques. A leurs yeux, M. Duvalier est déjà condamné. Un exemple sera donné au pays et offert en cadeau au monde : ‘‘la lutte contre l’impunité est possible’’. Le procès Duvalier est un exemple qui doit être suivi par les autres peuples de la terre. Haïti aura donné l’exemple !

  •  

 

Sur la base du Droit et du Droit pénal haïtien, tous les droits de M. Jean-Claude DUVALIER ont été violés, ignorés ou simplement confisqués avec les plus hautes complicités nationales et internationales ; Car, parlant Droit - profanes s’abstenir - :

 

-       Aucun crime n’a été commis à l’intérieur de l’Hôtel où se trouvait M. Duvalier et le directeur de cet établissement commercial privé est le seul qui habiliterait le chef du parquet de sa juridiction à appeler la police et/ou le juge de paix ou le commissaire du gouvernement, pour les informer de ce crime et autoriser leur entrée dans ces lieux privés. Ce n’était pas le cas ;

 

 

-       L’interdiction de départ décernée est un ordre illégal et abusif de droits. Elle équivaut à une peine privative de liberté constitutionnelle de mouvement qui ne peut être prononcée que par la décision motivée d’un juge d’un  tribunal légalement et régulièrement saisi ;

 

-       Il n’y a pas de crime contre l’humanité en Haïti, dans notre droit pénal. Ce crime existe en France : il est imprescriptible. Haïti n’a pas encore légiféré autour de cette grave infraction, et Elle n’est pas partie ni ne peut être partie d’aucun traité, accord ou convention qui, légalement ratifié et devenu loi, appartiendrait à la législation pénale haïtienne. Il est souhaitable qu’une loi haitienne, un jour, vienne consacrer l’existence juridique de cette infraction, car le peuple haïtien a été de 1492 à 1803, puis de 1915 à 1934 et depuis 1994, la première victime historique de ces crimes contre l’humanité. Ce serait l’occasion rêvée qui aura consacré après définition le caractère imprescriptible de nos revendications historiques et permanentes contre le génocide de trois millions des Premiers Haïtiens exterminés entre 1492 et 1501 et aussi contre l’esclavage, la colonisation et l’occupation militaire étrangère des grandes puissances impériales dont la MINUSTAH, qui a récemment introduit le choléra en Haïti qui a contaminé des milliers de familles haïtiennes à côté des cas de viols, de contrebande et de corruption généralisée de gazoline et d’emplois fictifs ;

 

-       Il n’y a pas d’assignation à résidence dans le droit pénal haïtien. Le Code pénal prévoit dans son article 76 in fine, que dans les cas de crimes tendant à troubler l’Etat par la guerre civile, l’emploi illégal de la force armée et pour les dévastations et pillages de biens publics, « il ne sera prononcé aucune peine, pour le fait de sédition, contre ceux qui, ayant fait partie de ces bandes sans y exercer aucun commandement et sans y remplir aucun emploi ni fonction, se seront retirés au premier avertissement des autorités civiles ou militaires, ou même depuis, lorsqu’ils n’auront été saisis que hors des lieux de la réunion séditieuse, sans opposer de résistance et sans armes. Ils seront punis, dans ce cas, des crimes particuliers qu’ils auraient personnellement commis ; et néanmoins ils pourront être renvoyés, pour cinq ans, ou au plus, jusqu’à dix, sous la surveillance spéciale de la haute police de l’Etat L’article 260 du même Code pénal ramène de 1 à 5 ans cette peine-sanction contre les prévenus condamnés pour délits correctionnels. Ces condamnés dangereux peuvent être donc renvoyés, outre la peine de la perte de leurs droits civils, politiques et de famille, sous la surveillance de la haute police de l’Etat. Cette mesure de surveillance pour sûreté ne peut intervenir qu’après la condamnation, et elle doit être mentionnée dans le jugement criminel définitif avec ou sans assistance du jury ;

 

-       Il n’y a pas de réquisitoire d’informer sans plainte ou en dehors d’une dénonciation préalable, quelque fondées qu’elles paraissent ou qu’elles soient, si elles ne sont  signées du dénonciateur et/ou du plaignant. Messieurs Louis Joinet et Michel Fost n’ont aucun droit ni qualité et encore moins Amnistie Internationale, pour exiger la mise en mouvement de l’action publique contre un citoyen haïtien en Haïti, alors que – hypocrisie oblige – ce citoyen haïtien séjournait depuis 25 ans dans leur pays et n’avait jamais fait l’objet d’une mesure de poursuite par ces 2 agents français opérant comme acteurs de confusion au sein du pouvoir judiciaire de notre pays. De plus, ce n’est pas après un réquisitoire d’informer du Parquet, même construit sur demande, qu’une partie est appelée à soumettre ses griefs.

 

-       Il y a prescription après 50, 40, 30 ou 25 ans de la commission des infractions reprochées aux DUVALIER même si elles étaient fondées, encore qu’il faille prouver que lui-même M. Jean Claude DUVALIER  avait été directement et personnellement impliqué dans ces actes infrationnels. D’ailleurs, même la période des dix ans de mise à l’écart des Duvaliéristes prévue à l’article 291 de la Constitution a expiré depuis 1997. Il n’y a aucune provision légale pour juger un régime politique. On peut le faire par les médias dans l’opinion publique, mais pas par le Droit. Il faut identifier le suspect, soumettre les preuves et dénoncer le cas par écrit, ou se plaindre en justice contre tels faits précis reprochés à ce suspect. Et si l’on découvre, en cours d’instruction, qu’il y avait connivence, complicité ou ordre donné à tel suspect inculpé, de la part de Monsieur Duvalier pour la commission de tel forfait, alors et alors seulement, sa responsabilité personnelle eût été engagée. Et de plus, on n’inculpe pas un comparant pour enquêter ensuite ; on n’arrête pas et/ou on ne place pas un individu en détention pour ensuite conduire une enquête sur lui quand il est en prison. Même les Nazis s’abstenaient de tels procédés grotesques contre les juifs. C’est le contraire qui est légal. On enquête d’abord, et en fonction des indices trouvés, si le suspect présumé n’a aucun domicile fixe et connu, ou n’a pas constitué avocat qui lui servirait de Caution, alors on peut procéder à sa contrainte par corps, en respectant les règles tracées par le Code d’Instruction Criminelle. S’il laisse le pays, il y a la contumace !

 

Dans ce cas de Monsieur Jean-Claude DUVALIER, la confusion est née tant de la mauvaise foi que de l’excès de zèle manifeste du commissaire du gouvernement qui a mélangé par ignorance ou sous les pressions politiques, les provisions légales propres aux deux législations haïtienne et française, exposant ainsi à nu ses propres vulnérabilités.

 

·      En quoi y a-t-il eu dérives, partialité et manipulations politiciennes ?

 

En dépit des failles, des défaillances structuro-fonctionnelles et des anachronismes de notre Droit interne, et même en dépit du laxisme et des faits de corruption qui le caractérisent et qui touchent les acteurs et intervenants, il y a un Système judiciaire haïtien avec ses forces et ses faiblesses. Et la plupart de ses membres sont souvent de loin beaucoup plus compétents et expérimentés que les soi-disant ‘‘experts’’ que nous imposent les forces idéologiques et d’argent de la soi-disant ‘‘communauté internationale’’ (sic) dans le cadre de l’assistance et/ou de la coopération internationale, elle aussi imposée.

Par exemple, les expressions :

 

 

-       ‘‘Mandat d’invitation’’ (ou Lettre d’invitation) ;

-       ‘‘Mandat de perquisition’’ ;

-       ‘‘Interdiction de départ’’ ;

n’existent pas dans notre Droit pénal haïtien, ni dans le droit pénal français.

Par contre, dans  le droit pénal américain et dans le droit canadien, ces ‘‘mandats de perquisition’’ existent.

 

De même :

 

-       ‘‘l’assignation à résidence’’,

-       ‘‘la mise en examen’’,

-       ‘‘le vol  de biens sociaux’’,

-       ‘‘le crime contre l’humanité’’,

existent dans le droit pénal français, mais n’existent pas dans notre droit haïtien. Bien entendu, notre droit national comporte des balises protectrices contre toutes formes de dérives des conjonctures. Citons en quelques unes :

 

 

-       La présomption d’innocence, qui est un principe fondateur de notre droit selon lequel toute personne poursuivie est considérée comme innocente des faits qui lui sont reprochés aussi longtemps qu’elle n’a pas été déclarée coupable au cours d’un procès public, contradictoire, par une décision définitive qui a acquis l’autorité de la chose souverainement jugée. On n’accuse pas, on n’incrimine pas à la légère !

 

-       La plénitude de juridiction, qui autorise la justice pénale haïtienne à recevoir la plainte d’une victime en même temps et devant le même juge, que les griefs civils ;

 

-       Le non- cumul des peines que ne peut comprendre le droit pénal américain dominé par le principe de la ‘‘prépondérance des preuves’’ ;

 

-       La contradiction de l’instruction avec l’article 25.1 de la Constitution, qui prévoit que ‘‘nul ne peut être interrogé, c’est à dire : questionné, interviewé, entendu, auditionné, être en mesure et en droit de verbaliser, témoigner ou de déposer verbalement ou non, de gré ou de force…, hors la présence de son avocat’’. Or, l’avocat (ici, il ne s’agit pas du juriste licencié en droit qui, après le grade académique obtenu a prêté serment comme Avocat ; il s’agit de l’Avocat Militant postulant pour autrui) étant un Défenseur ‘‘sui généris’’ de droits, et vu la nature active et dynamique de la fonction et de sa profession, sa présence ne peut jamais, sous aucun prétexte ou caprice de qui que ce soit, être réduite au rôle quasi-abstrait d’un simple spectateur silencieux. Sa présence est une assistance professionnelle et une consultation de droit qu’il fournit, au Parquet ou au Cabinet du juge d’instruction, à son client pour le compte duquel il postule au nom du droit, à la recherche de la vérité. Cet article 25.1 de la constitution a mis fin à ce que les profanes et des ‘‘juristes qui ont étudié le droit au Ministère de la Justice’’ (sic) appellent ‘‘le secret de l’instruction’’. L’instruction n’est plus secrète depuis le 29 mars 1987 par cet article 25.1 de la constitution qui exige la présence physique de l’avocat partout où il se trouve et plus particulièrement au Cabinet du juge d’intruction au moment de l’interrogatoire d’un comparant. Et, autre précision doctrinale importante : ce n’est pas par le réquisitoire d’informer du commissaire du gouvernement qu’un citoyen devient inculpé ; ni par sa seule présence, quand il comparait devant le juge. Il demeure une personne d’intérêt, un suspect ou un témoin qui tous deux, après l’interrogatoire, au vu des pièces contradictoirement soumises et consultées, et au vu du statut du comparant, au regard de la loi, peut être un inculpé. Sans omettre que le travail du juge d’instruction ne se réduit pas aux simples questions-réponses entre les quatre murs de son bureau. C’est un magistrat qui se déplace et qui doit prendre comme habitude professionnelle de recourir à la reconstitution des scènes de l’infraction dont il instruit la commission et les circonstances particulières et spécifiques de sa perpétration ;

 

-       La péremption d’instance : toute action, en demande, en défense, ou à titre d’intervenant (volontaire ou forcé) peut être déclarée périmée après un certain temps. Il y a une fin pour tout : les procès ne sont pas éternels !

 

-       La contumace qui autorise le juge pénal haïtien à ordonner la comparution forcée/obligatoire d’un suspect en fuite, à le juger contradictoirement en son absence et à le condamner régulièrement in absentia. Cette procédure a été abolie en France par la loi du 9 mars 2004 mais elle demeure applicable en Haïti ;

 

-       La révision des procès en condamnation soit à la requête du condamné, par ses avocats, soit à la demande du commissaire du gouvernement, dans l’intérêt de la loi ;

 

-       La réhabilitation des condamnés par une décision de justice ou une mesure administrative qui restitue une victime ou un condamné gracié dans la plénitude de sa citoyenneté et dans l’exercice plein et entier de ses droits anciennement acquis, les droits des tiers réservés ;

 

-       La prescription contre toutes infractions et de toutes peines... 10 et 20 ans ;

 

-       La grâce amnistiante du Chef de l’Etat ou la grâce présidentielle par laquelle, indépendamment de toutes condamnations et quelle que fût la peine encourue, le Président de la République peut utiliser sans justification, son droit et ses pouvoirs régaliens de clémence qui effacent la condamnation et renvoient le condamné à sa situation antérieure, sous réserve de telle restitution de biens si le cas y échet ;

 

 

-       Le Procureur en France est encore notre Commissaire du Gouvernement ; le juge d’instruction va cesser d’exister en France ; mais chez nous, ses pouvoirs sont renforcés et demeurent incontournables.

 

-       La police peut mener une enquête judiciaire en France ; en Haïti, l’enquête judiciaire relève de la seule autorité de la magistrature et du juge d’instruction, en collaboration avec le commissaire du gouvernement, à partir de son réquisitoire d’informer ou définitif, et ce dernier peut la déclencher tout comme l’initiative de poursuite peut échoir à la victime elle-même directement (correctionnel et/ou plainte au Cabinet d’Instruction) ; ou bien par le juge d’instruction sur cette plainte de la victime avec constitution de partie civile, pour exiger des réparations en dommages et intérêts (article 1168 du Code Civil).

 

Or, justement, l’esprit fondateur d’Amnistie Internationale, suivant la Vision qui présidait à sa constitution, reposait, comme dit plus haut, sur son indépendance et son impartialité, dans le double respect du Droit interne des pays quels qu’ils soient, et du Droit international, en vue de promouvoir la solidarité humaine dans la paix. Elle s’en est écartée.

 

C’est que le courant impérialiste et néo-colonialiste de la mondialisation a pu s’assurer du contrôle et de l’orientation philosophique et idéologique d’Amnistie Internationale à laquelle une ligne politique et une vision du monde et des relations internationales ont été imposées. Elle est prise en charge par la finance internationale et les grandes entreprises trans et multinationales qui lui dictent les attitudes et comportements politiques à tenir même si de telles postures et de tels positionnements blessent et offensent la Morale publique qui, en 1945, était à la base des valeurs fondatrices du nouveau Droit international d’après-guerre inspirées des Saintes Ecritures (le Coran et la Bible). Oyez plutôt :

 

Le Vatican, il y a quelques années, par la voix du Cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix a dû demander à tous les catholiques et à toutes les institutions catholiques de ne plus accorder de soutien financier à Amnistie Internationale. Cette interdiction est encore en vigueur aujourd’hui, en raison des déviations morales et idéologiques dangereuses de ce mouvement.

 

La Chine populaire s’est toujours élevée contre les rapports partisans d’Amnistie Internationale au profit de la clique du Dalaï Lama du Tibet. Il y a entre elle et cette Organisation inimitié philosophique et politique.

 

Aux Etats-Unis d’Amérique, cette Organisation jadis si respectée est décriée dans les milieux politiques ‘‘pro-vie’’ des deux principaux Partis, en raison de ‘‘la promotion immorale’’ d’AI de considérer l’avortement comme un droit universel. Elle est donc une pomme de discorde entre Américains aux Etats-Unis.

 

En France, les milieux d’Affaires ne digèrent pas encore les relations douteuses par conflit d’intérêt entre Francis Perrin, ancien président d’Amnistie Internationale-France, et rédacteur en chef de la Revue spécialisée ‘‘Pétrole et gaz arabes’’ (PAG), plaçant pratiquement Amnistie Internationale au cœur des grandes transactions financières douteuses avec la Société Total.

 

En Haïti, le dossier de Monsieur Jean-Claude Duvalier et les prises de position intéressées de cette ONG en faveur de la violation de la Constitution et des lois internes d’Haïti, participe d’un plan concerté, visant à maintenir Haïti dans une situation de dépendance permanente, en alimentant des conflits de basse intensité susceptibles de provoquer la guerre civile et qui justifiera un rôle plus grand des ONGs dans le pays avec la présence obligée des troupes d’occupation. C’est en partie, ce qui explique le rôle d’avant-gardes de certains ‘‘défenseurs organiques’’ des droits de l’Homme, financés par les mêmes ONGs dont ils sont appelés à assurer la défense quand leur rôle néfaste est dénoncé et mis en question par des Voix nationalistes de bon aloi de Patriotes engagés et conscients, comme nous l’avons fait le 22 septembre 2011 dernier. Il fut un temps où les Conzé se cachaient ou cachaient leur identité honteuse et embarassante ; aujourd’hui, ils se réjouissent de leurs relations adultérines avec ces Corps étrangers. Heureusement aussi que le nom Duvalier, comme celui de Jean-Jacques Dessalines, après 45 ans de silence imposé qui suivit le 17 octobre 1806, a cessé de faire peur, et qu’il y a des centaines de milliers de jeunes qui, en dépit de leur respect devant les victimes des dérives passées, et sans vouloir agresser la Mémoire des martyrs, voudraient savoir et connaître la vérité – en dehors de toute tentative de vengeance et de revanche – sur le règne des Duvalier Père et Fils. Car la vérité libère ! Ce n’est pas par des procès que la justice est rendue aux peuples. C’est d’abord par l’éducation et la recherche historique de la Vérité : la Vérité, toute la Vérité, rien que la Vérité !

 

 

·      Quelques crimes post-Duvalier depuis 1986.-

 

Voici, à titre d’illustration, un petit dossier-repère des crimes d’assassinats politiquement motivés de personnalités connues commis après le départ du Président Jean Claude Duvalier par les gouvernements ‘‘démocratiques’’ soutenus par Amnistie Internationale et qui n’ont jamais fait l’objet de rapports de cette organisation internationale de protection et de défense des droits Humains, ni attiré l’attention de ses filiales, POHDH, RNDDH, GARD, CARLI et autres mouvements politiques d’extrême-gauche qui se sont fait appeler organisations des droits de l’Homme, bénéficiaires de toutes sortes de prébendes par financements occultes en dehors de tout contrôle, sans reddition de compte, sans rapport avec l’Etat. Cette liste ne comporte pas les noms des victimes anonymes : soldats et tontons macoutes sans droit et sans défense assassinés à travers le pays depuis 1986 ; ni les Hougans et autres partisans des Duvalier déchouqués, portés disparus, enlevés, torturés ou qui ont vu leurs biens pillés par des voleurs à cravate ou de simples malandrins commandités. Cette liste est très partielle. Elle n’est qu’une illustration tirée de notre ouvrage : « LE PDCH FACE A LA CRISE HAITIENNE née de la deuxième occupation du pays et des élections contestées de l’an 2000 », paru en septembre 2002 et comportant des extraits du ‘‘Livre Noir de l’Insécurité’’ du général Prosper Avril, enlevé et arrêté par les plus hautes autorités du pays au moment de la vente signature de cet ouvrage à Pétion-Ville. Puisque la défense des droits humains est une action positive, périphérique et globale qui ne peut se faire dans l’indécence par la partialité des traitements sélectifs de deux poids, deux mesures, nous recommandons cette liste à Amnistie Internationale, aux compatriotes honnêtes et sincères du RNDDH, à nos Confrères du CARLI, à GARD de Madame Colette Lespinasse, défenseure des immigrés haïtiens en République Dominicaine ; à l’Amicale des Juristes de nos Confrères Avocats René JULIEN et Levelt DORCIL ; aux compatriotes de POHDH ; à Justice et Paix de la Conférence Episcopale d’Haïti ; à la Commission Justice, Droits humains et Réconciliation Nationale de la Fédération Protestante d’Haïti ; ainsi qu’aux journalistes qui voient d’abord le pays avant le pouvoir et qui n’ont jamais fléchi les genoux devant Baal…, pour leur prise de position  et leur action concrète au profit des victimes d’actes criminels politiquement motivés commis par les gouvernements qui ont succédé au Président Jean Claude Duvalier depuis 1986. Voici cette petite liste partielle des crimes oubliés par Amnistie Internationale. Nous ne citons qu’une trentaine de cas parmi les crimes les plus notoirement répugnants qui ont choqué toutes les bonnes consciences du monde et du pays, et imputables aux régimes lavalas :

 

1-    Dr. Roger LAFONTANT, ex-Ministre de l’Intérieur et de la Défense Nationale d’Haïti, assassiné dans sa cellule de prisonnier politique par un soldat qui a reçu l’ordre du Commandant de la prison, le Capitaine Stines Doura, FADH, et qui rapporte, par écrit, avoir reçu ces instructions d’exécution du Président Jean-Bertrand Aristide lui-même, pendant la soirée du Coup-d’Etat contre son gouvernement le 30 septembre 1991. Avait-il menti ? Comment un Officier de l’Armée peut-il exécuter un ordre manifestement illégal et criminel par un Chef, alors en difficulté ? Aucune enquête n’a jamais été menée sur cette affaire pour enlever les soupçons et établir la vérité. M. Doura vit tranquillement depuis aux Etats-Unis d’Amérique, et avec lui, récompensé, le soldat qui avait exécuté ce leader duvaliériste.

 

2-    Le Révérend Pasteur Sylvio C. CLAUDE Opposant historique farouche au Président Duvalier, a été assassiné, brûlé vif, suivant le supplice du collier, ‘‘Père lebrun’’, par une foule chauffée à blanc par les partisans du Président Aristide le 30 septembre 1991, Aux Cayes. Un rapport a été préparé par les Forces Armées d’Haïti mais il n’a jamais été rendu public, ni même communiqué aux Leaders du Parti (le PDCH) dont le Pasteur était Fondateur et Président.

 

3-    Maître Guy MALARY, Avocat de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Haïti devenu Ministre de la Justice du Gouvernement Lavalas au pouvoir en exil, a été ‘‘exécuté’’ le 14 octobre 1992 quelques jours après s’être opposé à une demande d’intervention  militaire en Haïti et à la destruction des Forces Armées du pays, proposée par son Président, demande qu’il aurait déclaré illégale et inconstitutionnelle. Aucune enquête n’a encore pu aboutir sur ce crime qui a choqué les nations et le monde. Le silence ( ?) de ses anciens et puissants clients est plus éloquent et plus grave que le crime lui-même !

 

4-    Maître Mirelle Durocher BERTIN, Juriste bien connue et Présidente d’une Formation politique qui s’opposait à l’occupation étrangère de son pays et au gouvernement lavalas qui l’avait sollicitée a été exécutée le 28 mars 1995 par un commando de professionnels qui serait à la solde du pouvoir, accompagnée d’un client, alors qu’elle se rendait à un rendez-vous avec les Américains, sur un dossier sensible d’avion. Aucune enquête.

 

5-    Rév. Pasteur Antoine LEROY et Jacques FLORIVAL, deux membres influents du Parti MDN ont été enlevé de leur domicile, emmenés à un Poste de Police de la Capitale, ligotés et froidement exécutés par des Agents du gouvernement au pouvoir. C’était le 20 août 1996. Il n’y a eu jusqu’ici aucune arrestation des coupables de ce double crime.

 

6-    Rév. Père Jean-Marie VINCENT, Prêtre catholique très proche du mouvement lavalas. Il aurait commis l’erreur de refuser de cautionner le retour de son Président par une intervention militaire : il a été assassiné dans sa résidence de l’Eglise Sait-Louis Roi de France, un soir du mois d’août 1994.

 

7-    Dr. Lucien Jimmy LALANE, Médecin très respecté, a été assassiné pour motifs politiques le 27 février 1999.

 

8-    Michel GONZALES, Homme d’affaires et voisin limitrophe de la résidence du Président Jean-Bertrand ARISTIDE à Tabarre, a été assassiné le 22 mai 1995. Quelque temps avant sa mort, il avait refusé de céder une portion de sa propriété qui devait servir à agrandir le domaine de son grand et puissant voisin… Aucun suspect n’a jamais été inculpé.

 

9-    Max MAYARD, Général de Brigade des Forces Armées d’Haïti et considéré hostile au pouvoir en place, a été assassiné le 3 octobre 1995, en plein jour à Delmas, par un commando de partisans du gouvernement. Aucune enquête n’a été ouverte sur ce crime.

 

10- Le Colonel Michel-Ange HERMANN, FADH, a été assassiné le 24 mai 1995 par un commando qui avait son nom sur une liste de ‘‘gens nuisibles et hostiles au gouvernement qu’il fallait neutraliser’’, i.e. assassiner.

 

11- Le Sénateur Yvon TOUSSAINT, membre influent du Bloc Politique OPL en opposition au pouvoir lavalas a été assassiné le 1er mars 1999 à Delmas. L’enquête de la Police n’a encore rien donné.

 

12- Le Député Hubert FEUILLE, proche du pouvoir, a été assassiné le 7 novembre 1995.

 

13- Le Rév. Père Jean PIERRE-LOUIS, Prêtre catholique qui dénonçait les effets de la dictature et la corruption du régime dont il s’estimait pourtant très proche, a été assassiné le 3 août 1998.

 

14- Le Colonel Jean LAMY, Officier Supérieur de la Police Nationale d’Haïti et pressenti pour remplacer M. Robert MANUEL comme Secrétaire d’Etat à la Justice, a été assassiné le 8 octobre 1998, quelques minutes seulement après un entretien qu’il avait eu avec M. Robert MANUEL lui-même, en la résidence de ce dernier, au moment où il rentrait chez lui. Monsieur Manuel est parti pour l’étranger quelques jours après cet assassinat révoltant sous forte escorte des forces gouvernementales. Il vivait dans un premier temps à Washington. En 2006, il est revenu dans son pays désigné comme Premier Ministre. Il est aujourd’hui, notre Ambassadeur en Espagne. L’enquête policière n’a encore inculpé personne, ni même interrogé Monsieur Robert MANUEL.

 

15- M. Jean L. DOMINIQUE, Journaliste, Directeur de Radio Haïti-Inter et Conseiller du gouvernement Préval, a été assassiné lui et le gardien de sa station de radio Jean-Claude Louissaint, le 3 avril 2000. L’enquête ouverte par la police n’a pas encore abouti en raison des difficultés du juge d’Instruction saisi du dossier, face aux pressions politiques du pouvoir, aux accusations des adversaires du gouvernement, et aux menaces directes proférées contre le juge instructeur qui a dû finalement partir pour l’exil. Le dossier est aujourd’hui clos en raison du manque d’intérêt des proches de M. Jean Dominique dans cette affaire.

 

16- Le Commerçant Gérard CASSIS, assassiné le samedi 3 mars 2001, aurait son nom porté sur une liste de 150 noms préparée depuis 1992, en raison de ses sympathies et amitiés d’affaires avec les Militaires qui avaient renversé le Président Jean-Bertrand ARISTIDE le 30 septembre 1991. La police n’a encore arrêté aucun suspect.

 

A cette liste qui n’est pas exhaustive, il faudra ajouter, à côté des noms de plusieurs milliers d’anonymes et de citoyens peu connus, ceux de :

 

17-  Gonel BERTRAND, Lieutenant, FADH ;

18- Maxo RAPHAEL, Caporal des FADH ;

19- Simon GEFFRAD, Soldat ;

20- Serge BRIERE, Commerçant ;

21- Arry BORDES, Médecin, Ancien Ministre ;

22- Mme. Micheline LEMAIRE COULANGES, Femmes d’Affaires ;

23- Mme. Erla JEAN-FRANÇOIS, Mairesse de Chansolme ;

24- Louis Emilio PASSE, Député ;

25- Sœur Marie Gérald ROBERT, Religieuse ;

26- Frère Hurbon BERNADIN, Religieux ;

27- Patrick GOUSSE, Cadre supérieur du secteur privé ;

28- Jean Wood Guerrier THENOR LOUIS, Ancien Député ;

29- Colonel Roger CAZEAU, assassiné le 14 juin 1999 ;

30- Pasteur Robinson JOSEPH, Directeur général de Radio Lumière, assassiné à Delmas le 3 août 1992 ;

31- Les deux frères Antoine et Georges IZMERY, les premiers contribuables financiers du Mouvement lavalas et de la campagne présidentielle du Père Jean-Bertrand ARISTIDE, lâchement assassinés ;

32- Le général Claude RAYMOND, ancien Commandant et Chef d’Etat-Major des Forces Armées d’Haïti, enlevé de sa résidence par les cagoulards du régime lavalassien est jeté en prison au Pénitencier National où il fut tué d’une maladie inconnue qui lui a été mystérieusement transmise. Aucune autopsie. Aucune enquête. Au contraire, les assassins au pouvoir ont plutôt cherché à cracher sur son cadavre pour cacher cet empoisonnement médical. Comme quoi, la famille Claude RAYMOND, n’a t-elle pas droit, elle aussi, à la justice ?

 

Etc…, Etc…, anonymes connus ou inconnus de la Capitale et des provinces… ; comme Marcelo de la CSCCA et Lovinsky PIERRE-ANTOINE… ;

…tous frappés à mort par des mains politiques suspectes et considérées proches du pouvoir lavalas. Aucune enquête n’a jamais eu lieu sur ces 32 cas. Aucune arrestation n’ayant conduit à un procès des assassins… Amnistie Internationale n’a pas encore été touchée de ces cas de crimes pourtant connus et dénoncés par tous les Haïtiens et de vrais amis étrangers d’Haïti.

 

 

·      La liste des arrestations illégales, des détentions arbitraires, et les nombreux cas de disparitions, d’enlèvements et d’exils forcés des adversaires politiques déclarés ou suspects des régimes post-duvalier, est aussi choquante que les assassinats ciblés…

 

En effet, tous les organismes de défense des droits de l’Homme opérant en Haïti admettent dans leurs rapports que la capacité d’accueil des prisons du pays provoque une grande inquiétude : les officiels du gouvernement ne respectent pas les normes juridiques pour arrêter des citoyens et détenir des prisoniers. La police est domestiquée et s’est mise au service du régime. Certains individus ‘‘arrêtés’’ pour des motifs inconnus sont jetés en prison depuis trois, quatre, cinq, six ans, sans jamais comparaître  même une seule fois devant un juge qui aurait pu statuer sur la légalité de leur arrestation et/ou détention. Dans son ‘‘rapport’’, le policier lavalassien qui ‘‘arrête’’ écrit ce qu’il veut ou ce qui lui passe par la tête notamment ‘‘association de malfaiteurs’’ : Et les juge-magistrats approuvent. Les prisonniers politiques sont nombreux. Ils n’ont aucun recours contre l’arbitraire des régimes au pouvoir depuis 1986. Et, pour la consomamtion internationale, les ONGs impliqués dans les questions de droit, de justice et de droits humains, inventent le terme impropre de ‘‘détention préventive prolongée’’, comme quoi une détention préventive, prolongée, peut être jugée normale et considérée acceptable aux yeux de ces messieurs et dames des droits humains ! Sans oublier que ces régimes démocratiques post-Duvalier nomment, par faveur et complaisances politiques, des commissaires du gouvernement et des Doyens des tribunaux civils qui, par leur laxisme et incompétence refusent d’entendre les demandes d’examen de légalité des poursuites, des arrestations et des détentions comme le veulent les articles 26, 26.1, 26.2 de la constitution, sur simple Mémoire des victimes ! Ce sont les bras armés du pouvoir dans le judiciaire !

 

Au cours du mois de février 2000, Monsieur Harold Hong JUKOH, Sous-secrétaire d’Etat américain pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, a visité Haïti. Le mercredi 9 février, il a visité une dizaine des 94 prisonniers politiques que notre Organisation Humanitaire d’Education Civique, INPDC (Institut National pour la Protection et la Défense des Citoyens) avait préalablement identifiés à la suite d’un travail d’enquête réalisé par l’INPDC et des Organisations Internationales de justice et de défense de droits humains.

 

Voici quelques cas retenus au gré de la mémoire :

Maître Alexandre PAUL, Avocat (libéré après 4 ans d’emprisonnement illégal) ;

A.CL. Joseph CHARLES, 6 ans de prison : ils disaient que son père n’était pas son père ! ;

Constant BERTRAND ;

Asabath THOMAS Henry JEAN-LOUIS ;

Jean-Robert LHERISSON ;

Lesly RENAUD ;

Calero Vivas FABIAN ;

Jean-Michel RICHARDSON (libéré après 4 ans d’emprisonnement illégal) ;

Rémy LUCAS ;

Robert R. LEROY;

Fréro EDOUARD ;

Jean-Enel SAMEDI;

Georges METAYER;

Aubelin LAMOUR ;

Me. Pierre _______________ avocat ;

(Ernst BENNETT, Homme d’Affaires, Ecrivain talentueux et Ex-Beau-père de l’Ancien Président Jean Claude DUVALIER est arrêté illégalement, jeté en prison et libéré après 2 ans le lundi 22 mai 2000. Il figurait sur cette liste de prisonniers politiques qu’il fallait punir à tout prix !

 

Et s’il fallait produire la liste des déchoucages opérés sur commande politique depuis 1986 ? Combien de cahiers faudrait-il acheter et soumettre à Amnistie Internationale pour lui montrer les noms et les prénoms des milliers d’hommes et de femmes, des enfants, jeunes et vieux proches et alliés des Duvalier, fils et filles de Macoutes à travers le pays, qui ont été brulés vifs par ‘‘le père lebrun’’ (supplice du collier) depuis 1986, et qui ont eu leurs biens et avoirs pillés et détruits ?

Il suffisait qu’un dénonciateur, avant-garde lavalassien, pointe du doigt un paisible citoyen en lançant le cri funèbre de lynchage : ‘‘Men youn !’’ et c’en était fait de cet individu en quelques secondes. Toute résistance était interdite et impossible, à part quelques rares cas de bravoure quasi-suicidaire qui ont fait reculer les forces anarcho-populistes. Les épisodes les plus spectaculaires d’auto-défense ont été les faits d’armes remarquables de Me. Constantin Mayard Paul et de sa famille, et du Dr. Volvick Rémy Joseph. Grâce à leurs fusils 12, ils avaient pu se sauver et préserver la vie des membres de leurs familles en chassant les bandits envoyés venus les déchouquer et les assassiner. De telles cicatrices demeurent toute la vie !

 

Où était Amnistie Internationale lorsque de sa station de radio Jean-Dominique harranguait les foules pour les pousser au déchoucage des résidences du général Claude Raymond et de Dieudonné Fardin ? Ce dernier, Professeur de littérature, fondateur et directeur du seul journal qui avait osé donner la parole aux voix démocratiques de l’Opposition, Le Petit Samedi Soir, a été littéralement détruit et de peu, n’étaient des voisins charitables qui leur ont sauvé la vie, lui et sa famille entière auraient été brulés vifs chez eux. Sa résidence de La Plaine a été déchouquée et les milliers d’ouvrages de sa bibliothèque volés par des bandits en service. Les Editions Fardin à Fontamara ont été saccagées et livrées au feu et au pillage pendant que sur les ondes de cette station ‘‘Mille Collines Haïti’’, bien avant le Rwanda, les soldats-lavalasse ‘‘forces de la démocratie et du changement’’, montaient à l’assaut des ‘‘forces anti-changement’’ que représentaient, à leurs yeux, ceux qui s’opposaient à leur dessein génocidaire, forts de l’appui du Président Bill Clinton et de ses amis dans le monde dont les déchouqueurs-assassins étaient alors les bénéficiaires politiques. Qui peut et comment oublier ces jours de cauchemar ?

 

L’auteur de ces lignes, Osner FEVRY, a eu presque le même sort que Fardin, le 3 juin 1994, quand l’Université Haïti-International et la Faculté des Etudes Supérieures d’Haïti (FESH) qu’il avait fondées en 1985, ainsi que son Cabinet d’Etudes Juridiques – le CABINET FEVRY– ont été déchouqués et incendiés. Le 24 juillet 1997, à 11 heures du soir, au Champs de Mars, en compagnie de deux avocats de son Cabinet et de leur Appariteur, un Commando armé est venu l’exécuter. Deux voitures de police venues en sens inverse, au moment du drame a empêché la commission du crime ! Le Dieu de son enfance l’avait couvert et protégé ce soir-là…

Paupérisés sur commande, les intellectuels des classes moyennes comme les FEVRY et les FARDIN ont tout simplement été, depuis 25 ans, rejetés, persécutés, ignorés, neutralisés et considérés par ‘‘les démocrates au pouvoir’’ depuis 1986, comme des étrangers dans leur propre pays ! Seuls Dieu et leur résistance personnelle et familiale, et l’appui psychologique qu’ils ont reçu de leur environnement sociétal, ont pu leur préserver la vie, physiquement, jusqu’à nos jours : Et pourtant nous gardons l’Honneur et sommes resté Dignes ! Nous sommes les Héros déclarés non encore reconnus de cette sale guerre ! Qui nous rendra justice ? Qui réparera nos pertes matérielles subies ? Amnistie Internationale, sera t-elle intéressée à soutenir la cause d’une Association des Victimes d’actes arbitraires et des crimes politiquement motivés commis de 1986 à nos jours ? Qui alimentera un Fonds d’Indemnisation des victimes… ?

 

En vérité, il n’y a pas de situation plus intenable et plus bouleversante pour les âmes sensibles habitées par l’humanité, que celle dans laquelle se trouvent Haïti et des Haïtiens patriotes aujourd’hui, quand ils constatent, avec amertume, que ce sont des brasseurs d’affaires corrompus, produits finis de la corruption internationale qui s’attaquent à la corruption nationale ; des coquins internationaux aux mœurs répugnantes et dissolues, qui fustigent les voleurs locaux d’Haïti ; des contrebandiers commanditaires et bénéficiaires stratégiques de la criminalité transfrontérale, qui osent parler de ‘‘crimes contre l’humanité’’ ; et des assassins et mercenaires qui veulent enquêter sur des assassinats qu’ils avaient eux-mêmes commis ou fait perpétrer, à travers leurs agences ou leurs hommes de main placés en lieux sûrs au sein des gouvernances locales!

·       

 

Le Droit interne haïtien est dominé par le principe de la hiéarchie des normes avec pour socle la primauté constitutionnelle suivie des lois votées par le Parlement, des conventions, accords, traités ratifiés par Haïti suivant les formes prévues par la Constitution qui d’ailleurs, n’étaient pas contraires à ses normes avant d’être signées, lesquels deviennent, par la suite, si elles sont conformes à la constitution, des lois haïtiennes à part entière.

 

Or, parmi les principes fondateurs de notre Droit, la prescription qui désigne la durée au-delà de laquelle une action (civile ou pénale) n’est plus recevable, est une notion incontournable qui n’est susceptible d’aucune transaction particulière et qui ne peut faire l’objet d’une quelconque interprétation par analogie interdite.

 

Un autre principe est qu’il n y a pas de crime sans loi. Le crime contre l’Humanité n’a pas encore fait l’objet d’une existence juridique et légale chez nous. Donc cette infraction n’existe pas. Amnistie Internationale aurait dû et doit le savoir, sous réserve qu’elle doit un jour nous aider à légiférer sur cette grave infraction comme la France l’a fait avec son Nouveau Code pénal promulgué en 1994, et qu’elle sera représentée en Haïti par des gens dignes de foi, plus sensibles à nos spécificités historiques et culturelles, respectueux de nos valeurs et de notre Droit interne, et détenteurs d’une maîtrise assurée du Droit et des relations internationales pour éviter de faire face à des objections comme celles mentionnées dans cet écrit.

 

·      Les cinq crimes contre l’Humanité que la législation haïtienne devra consacrer.-

 

La notion de ‘‘crime contre l’Humanité’’ est galvaudée et prend la forme idéologique des regards perceptuels et des intérêts politiques de ceux qui dirigent et contrôlent le monde, aujourd’hui. Seuls les dirigeants des petits pays peuvent être accusés et sont jugés et condamnés pour crimes contre l’Humanité ! Et comme il n’ y a pas d’esclavage sans l’aide de l’esclave, ni de domination ou occupation  sans l’aide du dominé et de l’occupé, il n’est pas étonnant que, sans aucune décence et en dehors de toute éthique, les premiers étrangers qui débarquent dans ce pays, pourfendeurs de notre Haïtianité, soient toujours accompagnés de ces coquins qui leur portent les valises comme indicateurs-délateurs pour un simple plat de lentilles, exactement comme se comportaient les commandeurs durant l’époque coloniale avant que Dessalines le Grand ne les passât au fil de l’épée. Ces Conzé sont parfois plus dangereux, plus agressifs, plus arrogants et plus téméraires que les colons modernes eux-mêmes qui savent jouer avec perfidie le jeu d’une main noire sur des visages noirs. Et, dans l’arrogance des accompagnateurs qui ‘‘appuient’’ et qui ‘‘supportent’’, ces petits commandeurs noirs, eux aussi deviennent ‘‘experts’’ et crachent les balivernes de leur ignorance à la face des gens instruits qu’ils insultent.

 

 

Peut-on oui ou non, au regard de la loi et du Droit (loi haïtienne et Droit international), juger M. Jean-Claude Duvalier pour ‘‘crimes contre l’Humanité’’ qui auraient été commis sous son gouvernement de 1971 à 1986 ou sous le régime de son père, avant lui, de 1957 à 1971?

 

 

 

Réponse, Non !

 

 

 

Pourquoi ?

 

 

 

Parce que :

 

1.)   Il n’y a pas encore, dans notre Droit et dans les lois pénales de ce pays indépendant et souverain même dans la détresse d’une occupation-tutelle de l’ONU, une infraction dénommée ‘‘crime contre l’Humanité’’.

Donc, juridiquement, ce crime n’existe pas dans notre législation pénale. Et, on ne peut pas interpréter la loi par analogie ou comparaison comme font certains démagogues qui ont toujours raté l’occasion de se taire, ou qui oublient que ‘‘chaque bourrique doit braire dans son pâturage’’. C’est un droit strict, qui doit exister par un texte écrit de notre Droit formel, voté par le Parlement.

 

2.)   Il y a prescription, après 10 ans de commission de tout crime quel qu’il soit. Les crimes reprochés aux Duvalier remontent à 50, 40 et 30 ans. Depuis 25 ans, les ‘‘démocrates’’ et leurs alliés internationaux occupent et dominent le pays. Lui, M. Duvalier Fils, il était en France. Les héritiers de Gobineau n’avaient rien fait ni entrepris une quelconque action contre lui : ils attendaient qu’il fût en Haïti pour demander qu’il soit jugé, pour un crime qui n’existe pas juridiquement parlant.

 

3.)   Monsieur Duvalier était Chef d’Etat, placé à la tête d’une machine dont la mécanique était assurée par des acteurs subalternes ; et il était juridiquement irresponsable. Or, on ne peut pas juger un régime, un gouvernement, une gouvernance, mais des hommes et des femmes sujets humains concrets de droit responsables, devenus ou considérés suspects d’avoir violé la constitution et les lois de la République d’Haïti. On est coupable de crimes internationaux quand on a été d’abord et avant tout coupable de crimes nationaux. Le Droit international n’est pas supérieur au Droit national interne des Etats ! La Constitution haïtienne est la norme supérieure et la loi fondamentale au-dessus de tous droits et de toutes autres lois, y compris le Droit international des puissants de l’heure.

 

Ainsi donc, nul ne peut être poursuivi en Haïti pour ce crime juridiquement inexistant appelé ailleurs ‘‘crime contre l’Humanité’’ et qui est imprescriptible. Sur ce point, Haïti aura besoin de l’assistance d’Amnistie Internationale pour légiférer sur cette grave infraction encore assez floue, il est vrai, au même titre que l’expression ‘‘communauté internationale’’ et qui sont plutôt des créations des médias comme modes d’expression d’une réalité nouvelle des grandes mutations de notre ère. Mais juridiquement parlant, ces notions ou concepts ne sont pas opposables au Droit et à la loi.

 

Cependant, et Amnistie Internationale va aider : il y a au moins cinq graves crimes contre l’Humanité commis en Haïti et pour la reconnaissance desquels Haïti aura besoin d’Amnistie Internationale. C’est que la notion de ‘‘crime contre l’Humanité’’ a été galvaudée et subi les assauts réductionnistes des Maîtres du monde. Crimes de guerre, crimes contre la paix, crimes de génocide, crimes contre l’Humanité sont les principales infractions internationales étudiées par la doctrine et sur lesquelles aucun consensus juridique n’est encore trouvé quant à une définition arrêtée.

Donc, Haïti doit et devra légiférer sur cette grave infraction un jour, et il est à souhaiter qu’Elle trouvera l’assistance de la ‘‘communauté internationale’’ démocratique et ce, au nom de la justice internationale. Ce sont des crimes indescriptibles et imprescriptibles commis dans ce pays contre le peuple haïtien. Citons-les :

 

1.     Il y a d’abord le génocide des trois premiers millions d’Haïtiens par les Espagnols sous la direction et le commandement de l’Italo-espagnol Christophe Colomb, de 1492 à 1501. Lorsque Christophe Colomb débarqua les armes à la main dans notre pays en 1492, il y avait plus de trois millions d’Haïtiens trouvés dans leur pays qui y vivaient sous leur gouvernance consensuelle, dans la convivialité sociale, avec leurs Armées et leurs Chefs, sur leur territoire connu, borné et délimité que ces Haïtiens-là (Ciboneys, Taïnos, Arawaks, Caraïbes) appelaient Haïti, Quisquéya, Bohio. Il a changé le Nom du pays qu’il a baptisé ‘‘Hispagnola’’ ou Petite Espagne et il a appelé les Haïtiens ‘‘Indiens’’. En moins de dix ans, presque toute la population native a été éliminée et en 1501, après le ‘‘repartimiento’’ (une distribution de terre avec les Haïtiens qui y vivaient) des envahisseurs espagnols de Colomb, il ne restait que 50 à 60.000 des Premiers Haïtiens. A la fin, ces Espagnols ont introduit et laissé dans notre pays, la syphilis et les maladies vénériennes transmises à nos Haïtiennes qu’ils appelaient Indiennes à travers des opérations de razzias et de viols collectifs. Ce fût le premier et le plus grand génocide de toute l’Histoire universelle. Haïti doit et devra consacrer le caractère génocidaire de ces massacres et poser un acte juridique de législation contre ce crime imprescriptible contre l’Humanité.

 

2.     De 1501 à 1803, soit pendant 300 ans, l’Espagne, ayant changé le nom du pays et celui de ses premiers habitants, et, ayant cédé à la France une partie du pays de nos Ancêtres, l’esclavage et la colonisation ont fait plus de cinquante millions de morts et de disparus. A la longue, les Colons ont introduit et laissé dans leur Saint-Domingue, notre Haïti, la fièvre jaune, qui, heureusement, les a décimés, à côté des armes de nos Pères, à la veille de 1803.  L’esclavage, la colonisation, par le Code Noir, l’instrument juridique de ces crimes contre l’Humanité, méritent d’être codifiés par la législation haïtienne comme l’a si bien fait la France en 2008, en vue d’une justice et des réparations y assorties.

 

3.     De 1915 à 1934, ce fut l’Occupation américaine d’Haïti par les Marines des Etats-Unis et la Confiscation confirmée de La Navase, partie de notre territoire national ‘‘annexée’’ ( ?) de force. Pendant ces 19 ans, outre que les Américains ont introduit dans notre pays l’homosexualité : la pédératie  dans sa forme la plus répugnante et d’autres vices pernicieux comme les partouses sadomasochistes, ce fût la violence et la terreur organisées déclenchées contre tous les Nationalistes. En effet, les Patriotes du Nord, du Sud, du Centre et de l’Ouest d’Haïti qui s’opposaient à l’Occupation ont été arrêtés, torturés et jetés en prison. Les Journalistes, les Avocats, les Enseignants et les Etudiants étaient les cibles favorites de l’occupant. Puis, un Camp de Concentration a été établi pour accueillir les Opposants-patriotes que les forces d’occupation et alliés collabos appelaient bandits-cacos. Là, à Chabert, non loin du Cap-Haïtien, tout près de la Plantation Dauphin, près de 10.000 Haïtiens y ont été de force internés. Aucun Haïtien n’est sorti vivant du Camp de Chabert. C’est un crime contre l’Humanité. Chabert doit être un lieu historique de pèlerinage ! Amnistie Internationale devra accompagner le peuple haïtien dans sa prochaine quête de législation et de recherche de justice et de réparation de ces crimes de Chabert, crimes imprescriptibles contre l’Humanité.

 

4.     Le lundi 19 septembre 1994, - la Journée de l’Infamie, - 25.000 soldats américains débarquent en Haïti, d’ordre du Président Américain d’alors Bill Clinton et occupent le pays, démantèlent sur demande, les Forces Armées et de Sécurité de la Nation. Des milliers d’Haïtiens, Militaires et/ou jugés proches de l’Armée sont arrêtés, emprisonnés, humiliés. D’autres sont tout simplement neutralisés par assassinats ciblés. M. Clinton, Commandant en Chef des Forces Armées des Etats-Unis d’Amérique avait ordonné, quelque temps auparavant, aux Forces aériennes américaines de bombarder des sites stratégiques de Port-au-Prince dont le Palais National, le GQ des FADH, Cité Soleil, Carrefour, Martissant et une partie de Delmas, en vue de déloger les Militaires du pouvoir. C’est grâce à l’intervention in extremis de l’ex-Président Jimmy CARTER, du général Colin POWELL, Chef d’Etat-Major des Forces Armées Américaines et du Président Républicain du Congrès le Sénateur Sam NUNN, que Port-au-Prince a été épargnée des bombes de l’Aviation des Etats-Unis, alors que ce petit pays n’était pas en guerre avec l’Amérique. En 2010, la politique de M. Clinton vis-à-vis d’Haïti avait tellement choqué les Voix morales des Etats-Unis que le Congrès a dû exiger des explications de cet ancien Président. Le 10 avril 2010, il a comparu devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat, présidée par le Sénateur John KERRY. Au cours de sa déposition, M. Bill CLINTON a reconnu les torts faits à Haïti et au peuple haïtien en demandant pardon au peuple américain, pour avoir contribué à détruire l’économie haïtienne. Il n’a pas encore demandé ‘‘pardon’’ au peuple haïtien !

 

En ce temps-là, en 1994, M. Clinton allait jusqu’à transformer l’embargo de son prédecesseur décrété sur Haïti en blocus général, qui est un acte de guerre en Droit international, en faisant voter au Conseil de Sécurité des Nations-Unis la Résolution 940 du 31 juillet 1994. Cette Résolution toujours en vigueur, va servir de base et de prétexte pour écrire noir sur blanc le 30 avril 2004 qu’ ‘‘Haïti constitue une menace pour la paix et la sécurité internationale’’, en créant la force d’occupation-tutelle MINUSTAH dont les dégâts et méfaits sont aujourd’hui incalculables. En cette même année 1994, au Cap-Haïtien, 10 soldats qui jouaient aux cartes dans leur caserne ont été arrêtés, liés pieds et mains, et assassinés par les Marines américains.

 

Il y a le cas tristement célèbre du Major Orel Frédérique aux Gonaïves, assassiné en plein jour par un détachement des Marines Américains au service de ‘‘la démocratie’’ imposée de M. Clinton, qui lui barraient la route. Soldat des Forces Armées d’Haïti, cet officier haïtien comme Pierre Sully le 28 juillet 1915, a eu juste le temps de se défendre en neutralisant par son arme de service quatre adversaires qui voulaient l’humilier. L’Honneur haïtien avait triomphé de l’arrogance et du caractère arbitraire (incompatible même aux lois de la guerre) de cet accrochage armé ! Comme Rochambeau qui avait fait cesser les combats pour présenter ses hommages militaires à l’Officier François Capois qui s’était couvert de gloire à la Bataille de Vertières le 18 novembre 1803, au point qu’il devînt pour l’Histoire, François Capois-La-Mort, il est souhaitable qu’un jour, le Corps des Marines Américains présente des hommages posthumes à ce brave Officier haïtien qui avait fait son Devoir aux Gonaïves en 1994, face aux comportements indignes des sous-officiers des forces armées d’occupation de son pays !

Ces crimes contre l’Humanité doivent être connus des Amis d’Haïti qui devront, après leur consécration juridique, par une loi haïtienne du Parlement, aider les Haïtiens à obtenir justice et réparation pour les victimes.

 

5.     La Résolution du 30 avril 2004 du Conseil de Sécurité qui a consacré le déploiement de la MINUSTAH sur le territoire haïtien en évoquant le chapitre VII de la Charte de l’ONU en raison du fait qu’ ‘‘Haïti constituait une menace pour la paix et la sécurité internationale’’ est un abus de Droit et une violation flagrante et manifeste du Droit international public et des principes spécifiques de la Charte de l’ONU. Et pour cause, cette force d’occupation-tutelle a introduit le choléra en Haïti (15 à 20. 000 victimes à ce dernier jour de septembre 2011), des viols collectifs de mineurs et de fillettes sans défense sont perpétrés par les soldats étrangers de cette force militaire et de police formant une Armée internationale en provenance de 38 pays de la terre, en Haïti, ce, non compris les cas de corruption qui gangrènent l’Institution MINUSTAH, avec les complicités locales.

Si le choléra nous est venu d’un peuple de miséreux d’Asie, les Népalais, cette Mission pour le Soutien à l’Anarchie nous a aussi imposé ses contingents de blancs d’Europe qui nous méprisent, mais avec eux, des Africains et des Latino-Américains qui eux, nous apportent l’arrogance de leur ingratitude, vices plus nocifs et maladies plus perverses que la fièvre jaune, la pédératie et le choléra réunis. Des soldats sénégalais en Haïti ! Des soldats Africains occuper Haïti ! Des gens que nous avons libérés de l’esclavage et de la colonisation, à qui nous avons appris comme au Congo, qu’après la classe de 4ème secondaire où les Belges bloquaient leurs enfants, il y avait aussi des classes supérieures, en devenant leurs tuteurs enseignants pour la 3ème, la Seconde, la Rhéto et la Philo qu’ils ne connaissaient pas ; ces gens-là aussi OSENT se croire chefs et maîtres de cette terre sacrée et bénie que leurs bottes sales ont souillée de vermines indécrottables. Et pourtant, auparavant, 3 à 5000 ans av. J.C, les Arabes et des Africains avaient visité notre pays : avec respect et courtoisie, ils commerçaient avec nos Ancêtres Afro-Arabes. Puis, 1492, 1501, 1802, ce sont les Européens et c’est la guerre, les divisions, l’esclavage, la colonisation, des crimes contre l’humanité ! Et voilà que des Africains osent aujourd’hui s’associer à ces crimes !  S’ils savaient à quel point nous les détestons et les méprisons d’une haine cachée et parfois révélée, même lorsque nous travaillons avec eux et pour eux comme secrétaires, chauffeurs ou même comme simples messagers ! Bien sûr, il y a de ces ‘‘Cousins Africains’’, de ces Latino-Américains comme les PT du Brésil et des blancs moraux et intelligents des Etats-Unis d’Amérique, du Canada, de la France et de l’Europe en général, qui compatissent à notre douleur, qui nous aident sincèrement, et que nous aimons et respectons. Ils ne font pas partie de ce paquet de généralités ! Et ils le savent…

Or, Haïti, Membre Fondateur de l’ONU n’était pas en guerre : seul le chapitre VI aurait pû, par solidarité internationale – un devoir réciproque des Etats envers les membres de cette Communauté des Nations dont la Charte, clairement interdit la mise sous tutelle d’un Etat signataire de la dite Charte – trouver une certaine justification de cette assistance non souhaitée et non désirée par le peuple haïtien. Aujourd’hui, la MINUSTAH est une force d’occupation-tutelle de destabilisation, créatrice de troubles et de conflits, génératrice de haines et de tensions sociales de toutes sortes, facteurs de désordres et de divisions entre Haïtiens. La MINUSTAH Doit partir ! Mais ses crimes doivent retenir l’attention d’Amnistie Internationale. La question Duvalier ne doit pas être un épouvantail qui nous fera oublier ou passer sous silence les crimes abominables de ces forces internationales en Haïti qui bénéficient de la complicité agissante et silencieuse de nombre de personnes et d’institutions nationales et étrangères sur lesquelles Haïti aurait pû et dû compter pour obtenir justice et réparations.

 

 

·      Prospectives –Hypothèse :

 

 

Et si Amnistie Internationale avait une Mission secrète ? Une mission non révélée à la presse et aux médias ? Une mission que ne peuvent pas comprendre ces organisations domestiquées qui aboient auprès d’elle ? Comme Leclerc en 1982 ! Ou bien :

Une Mission de compromission pour embarrasser à dessein les gouvernements anti-communistes de l’Occident qui avaient soutenu, appuyé, aidé et accompagné les Duvalier avec l’aide des Eglises locales pendant les trente (30) années de leurs gouvernances, de 1957 à 1986 ! Et plus particulièrement une Mission de vengeance de la gauche visant à compromettre les Etats-Unis d’Amérique, Israël et l’Eglise catholique qui étaient au cœur de la politique étrangère anti-communiste des Duvalier ! Car un procès Duvalier serait une résurrection de l’ordre ancien avec des acteurs nouveaux.

 

Ceux qui ont moins de quarante ans ne savent pas qu’avant 1986, Haïti avait une Politique intérieure et une Politique extérieure clairement définies avec des organes-institutions qui les concevaient, les orientaient et veillaient à leur opérationnalisation dans le concret, en Haïti et à l’étranger, avec des acteurs-clés, à la place qu’il faut et suivant l’Ordre de Mission précis assigné à chaque acteur sous la coordination générale d’un Centre de Commandement. Mais, une politique intérieure et extérieure alignée sur les Etats-Unis d’Amérique. Le pouvoir était organisé. Pas dans la rue, avec des militants sur les bétons ! L’information et les renseignements politiques étaient traités avec la plus haute technicité et suivant des méthodes scientifiques les plus rigoureuses, pour l’époque. Une machine était en place qui tenait compte des moindres défaillances politiques, idéologiques, philosophiques ou doctrinales. Tout était sous contrôle : de la campagne à la ville ; des Etats-Unis d’Amérique à Moscou, en passant par le Mexique, Cuba, Canada ou la République Dominicaine. Seuls ‘‘Radio Vonvon’’ et ‘‘Haïti Observateur’’ des Frères Léo et Raymond Joseph avaient pu établir des brèches dans le système mis en place. Mais, les hommes-mécaniciens de cette machine recevaient leurs instruction et préparation aux Etats-Unis d’Amérique, en France et en Israël, via une Centrale de commandement et d’exécution siégeant aux Casernes Dessalines. C’était la force politique la plus efficace et aussi la plus redoutable du régime. On savait, au jour le jour, à la minute près, tout ce qui se qui se passait dans le pays : quand, comment, par qui, avec qui et pourquoi ? Même les cireurs de bottes et les marchands des coins de nos rues étaient sous contrôle et parfois en service ou au service de l’ordre dominant. Quant aux maisons de coiffure, les hôtels, des plus luxueux de Pétion-Ville aux bordels de Carrefour, la police politique du régime savait, au moment précis, qui y entrait et qui en sortait, grâce à la collaboration agissante des propriétaires et/ou des employés espions qui y étaient placés et contrôlés eux par une autre police de la police invisible. Quant aux ports et aéroports de la République, le contrôle des Haïtiens et des étrangers était une leçon d’enfant de cœur pour les agents du régime grâce à la collaboration des espions de la diaspora et des renseignements qu’ils fournissaient ou que leur fournissaient les Services d’intelligence américains.

Or, le moteur central de la machine était constitué de deux principaux ingrédients : la lutte contre le communisme international et la lutte contre le terrorisme international. C’était la guerre froide ; Haïti et ses dirigeants avaient alors choisi ‘‘le Camp de la Liberté’’ dont la logistique était assurée par Washington et ses Alliés du ‘‘monde libre’’, aidés du Vatican et soutenus par la Très Sainte Eglise catholique apostolique et romaine.

Le 29 avril 1969, une loi anti-communiste est votée et promulguée qui  interdit toute activité communiste sur le territoire de la République d’Haïti  et déclare le Marxisme et toutes doctrines communistes importées et athées hors la loi. De telles activités terroristes sont punies de la peine de mort. Elles sont ainsi dénommées activités terroristes et punies, comme complot contre la sureté intérieure et extérieure de l’Etat, de la peine de mort !

C’est en application de cette Vision globale internationaliste des pouvoirs des Duvalier que des Prêtres de l’Eglise catholique seront arrêtés pour ‘‘activités subversives communistes’’ et des journalistes arrêtés et déportés vers l’exil pour ‘‘activités terroristes incompatibles avec les valeurs chrétiennes du peuple haïtien’’. Avec des complicités nationales et internationales, s’il vous plaît ! On était loin de la chute du Mur de Berlin et cette Vision politique anti-communiste dominait la politique intérieure et la politique étrangère d’Haïti avant 1986. La gauche était fichée, réprimée et persécutée grâce à l’aide logistique reçue des pays du Camp idéologique dans lequel s’étaient placés Haïti et les gouvernements de 1957 à 1986. De telle sorte que, tout questionnement des dérives (et il y en avait eues) est nécessairement imputable à des acteurs qui se retrouveront ici et ailleurs comme par exemple, les agents de renseignements étrangers qui entrainaient les Macoutes-Duvaliéristes en Haïti ou à l’étranger. Toute reddition de compte doit être assortie de conditions légales de protection due à la sécurité de ces personnages de la Communauté de renseignements. Par exemple, en 1994, au débarquement des Forces d’Occupation américaines, le premier acte posé par les soldats étrangers a été de saisir/confisquer les Archives des Forces Armées d’Haïti entreposées au Grand Quartier Général situé au Champ de Mars et qui ont été envoyées à Washington. Lorsque, publiquement, les Nouveaux dirigeants haïtiens ont exigé le retour de ces documents historiques en Haïti, il a été fait comprendre aux Autorités haïtiennes que ces  documents leur seront remis après que les Services Américains auront enlevé ou rayé les noms des citoyens américains qui avaient collaboré avec Haïti au niveau des renseignements (espionnage et contre-espionnage). Ce, pour motifs de sécurité tant des agents que des membres de leurs familles. Ces documents n’ont pas encore été officiellement restitués aux Forces Armées d’Haïti dissoutes/démantelées par l’Administration Clinton. Auparavant, ce sont les Services d’identification et du Contrôle des étrangers qui a été démantelé.

 

Voilà donc Amnistie Internationale qui demande le jugement du Président Jean-Claude Duvalier ! Est-ce qu’il ne s’agit pas là aussi (hypothèse d’un politologue curieux) d’une volonté cachée de cette Organisation – manipulée par des forces de la gauche anti-américaines – d’embarrasser les Etats-Unis d’Amérique et Israël, au regard de leur politique de coopération controversée en matière de sécurité avec Haïti et les gouvernements Duvalier ? Car on voit mal un procès Duvalier sans soulever ces dérives d’Etat occasionnées avec des complicités internationales connues, parfois encouragées et souvent imposées, sous peine de sanctions économiques. La gauche obtiendrait sa revanche par une victoire tardive sur les forces de la droite qui les avaient tenues en échec de 1957 à 1986 en Haïti et dans le reste de la Caraïbe. C’eût été l’occasion rêvée de faire oublier les échecs de la gauche en Haïti depuis 1986, et de confisquer le fait politique et idéologique assez curieux et original en Haïti, de voir pour la première fois depuis ‘‘Le Capital’’ de Karl Marx, des forces politiques d’extrême-gauche cohabiter sans heurt avec des forces économiques d’extrême-droite, au profit des intérêts étrangers et au détriment de l’intérêt national, par des gouvernances droite-et-gauche sous l’occupation internationale de l’ONU !

De toute façon, un procès Duvalier même par un simulacre de jugement au cours duquel le Président Jean-Claude DUVALIER, Chef d’Etat et Dépositaire de Secrets d’Etat se tairait, diviserait Haïti et les Haïtiens ; porterait atteinte directement à la sécurité nationale des Etats-Unis d’Amérique et de leurs Alliés impliqués dans la lutte anti-communiste et contre le terrorisme internationale des années 70 – 80 en Haïti et dans les Caraïbes, et serait un coup moral irréparable au prestige du Vatican et de l’Eglise Catholique en Haïti.

 

 

Aucun Haïtien aimant son pays, aucun étranger soucieux plus ou moins de la stabilisation et de la sécurité dans ce petit pays pauvre et riche en ressources non révélées, ne peut encourager un procès-jugement de Duvalier, ni d’Aristide, ni de Préval non plus. Il faut une (autre) solution innovante pour rendre justice aux Victimes… Je recommande, à partir d’un Projet national Justice-Vérité, l’Amnistie nationale, par le Pardon et la Réconciliation !

 

 

·      Amnistie Internationale a déjà fait beaucoup de bien dans le monde et dans notre pays. Elle mérite notre respect. Malheureusement, elle est mal représentée en Haïti aujourd’hui ; ses correspondants l’ont induite en erreur et elle a été faussement renseignée sur le cas Duvalier. Elle a fondé ses jugements sur les seuls points de vue de certaines victimes-revanchardes et de quelques politicards bornés qui n’ont pas encore pénétré la complexité de notre Droit par rapport aux systèmes juridiques américain, français et canadien. A cette confusion née de l’ignorance et de la mauvaise foi caractérisée des correspondants d’Amnistie Internationale est venue s’ajouter sa posture idéologiquement déviationniste allignée sur la vision néo-coloniale, raciste et impérialiste des forces politiques économiques et financières des mondialisations dominantes. Ses rapports financiers scandaleux avec la compagnie française TOTAL en est la démonstration matérielle, ainsi que ses démêlés d’ordre moral et philosophique avec le Vatican et le Mouvement pro-vie aux Etats-Unis d’Amérique. De telle sorte que, depuis une vingtaine d’années, Amnistie Internationale est amputée du crédit moral de ses principes fondateurs : son indépendance, son impartialité, le respect dû au Droit national des pays des victimes, sa conformité avec les règles axiomatiques du Droit international, comme la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats, l’auto-détermination des peuples, les droits des peuples et des nations à disposer d’eux-mêmes sous des gouvernances légitimes issues du choix libre et indépendant de leurs citoyens par la garantie et la protection des droits et des libertés de ces peuples, etc. Amnistie Internationale aurait dû être le premier Avocat de la Cause haïtienne à l’ONU et devant les puissances amies de la communauté internationale, pour dénoncer les abus dont nous sommes, aujourd’hui l’objet de la part des puissants, face au silence complaisant des alliés d’autrefois et devant l’ingratitude des faux-frères d’Afrique et de l’Amérique latine, parties du mercenariat international qui nous opprime dans l’arrogance par le mépris et le mensonge.

Les dérives d’Amnistie Internationale ressemblent, étrangement, à celles de l’Eglise catholique, des Eglises évangéliques protestantes, de certaines Ambassades étrangères et de quelques organisations internationales trompées de bonne foi comme le Black CAUCUS, sur le dossier Duvalier. Les premiers et principaux contacts et partenaires de ces organisations étaient des opposants farouches et des ennemis irréductibles des Duvalier situés idéologiquement à gauche, et qui donnaient leurs propres versions déformées et déformantes des réalités globales haïtiennes. Ce qui fait que, pour une ONG comme Amnistie Internationale, Haïti est tout ce qui rejette Duvalier, et le peuple haïtien est constitué de ce ramassis de gens frustrés victimes vraies ou imaginées de la gouvernance des Duvalier au point que tous ceux qui parlent Droit, Loi et Justice dans le dossier de ‘‘ce dictateur’’ sont des Duvaliérites et des Macoutes ; donc, des ennemis publics qui n’ont aucun droit, qui n’ont rien à dire ou qui doivent se taire même devant l’imposture et les insultes à l’intelligence d’Amnistie Internationale. Ils doivent se taire comme après le 17 octobre 1806, lorsque les assassins, commanditaires et bénéficiaires  du Parricide avaient imposé le silence aux partisans de Dessalines, le Père Fondateur de la Patrie, assassiné, et qu’ils les avaient persécutés pendant 45 ans, en les traitant et les considérant comme des étrangers dans leur propre pays.

 

Après le tremblement de terre du mardi 12 janvier 2010, l’un des premiers Haïtiens à avoir répondu à l’appel de ses compatriotes frappés par le séisme a été Monsieur Jean-Claude Duvalier qui a offert à l’Etat, à titre de don, la fortune contestée de sa mère de huit millions et demi de dollars (US $ 8.000.000,00) bloquée depuis 25 ans et destinée à la ville natale de Madame Simone O. Duvalier, Léogane. Quel beau geste qui aurait dû retenir l’attention des Vrais Haïtiens ? N’est-ce pas là une forme matérielle conjoncturelle de restitution ? Mais non, la Suisse a répondu qu’il revient à la Suisse de disposer de cet argent qu’elle donnera elle-même à des ONGS suisses travaillant ( ?) en Haïti, ‘‘pour le peuple haïtien’’. Ces Suisses nous aiment tellement, et nos dirigeants sont si indélicats qu’eux seuls Suisses, peuvent venir en Haïti par leurs ONGs suisses et distribuer cet argent à des Suisses en Haïti pour le peuple. Et les crétins locaux de répondre : comme ils sont gentils ! comme Duvalier est voleur ! Le voleur blanc est devenu plus arrogant et plus indécent que nos petits voleurs de cabrits ! Mais, ce qui est grave, triste et même décourageant pour les âmes sensibles dans cette affaire, c’est le silence des démocrates et des démagogues haïtiens sur ce don de Monsieur Duvalier au pays et sur cette supercherie-escroquerie de la Suisse, préférant faire des commentaires élogieux et même des éditoriaux sur les quelques millions promis à Haïti qui n’arriveront jamais à atteindre notre peuple dans ses besoins concrets… Comme on doit juger Duvalier, l’argent restera bloqué en Suisse, ne produira aucun intérêt et restera toujours dans un compte dormant inaccessible… Entretemps, des pressions s’exercent au plus haut niveau sur le Chef de l’Etat haïtien pour qu’il sollicite une assistance internationale en matière de justice ‘‘pour réformer son système judiciaire’’ et ‘‘la Suisse qui lave plus blanc’’, apportera son assistance à Haïti et au peuple haïtien, en débloquant une partie des avoirs bloqués des Duvalier, aux bons soins d’ONGs suisses opérant en Haïti et patati, patata. A cette assistance promise, des collaborateurs locaux répondront en chœur par des déclarations et accueilleront favorablement cette généreuse contribution du gouvernement suisse à l’égard d’Haïti… C’est de l’escroquerie internationale ! Et le mot escroquerie est trop faible, car en réalité, il s’agit d’une opération de vol international perpétrée avec préméditation grâce à des complicités nationales !

 

·      Ah ! la Raison du plus fort et le Droit des puissants !

 

Voilà un pays ravagé et détruit, occupé par des forces militaires et de police étrangères, et placé sous la tutelle déguisée de la Communauté internationale à travers des Résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU ! Voilà un pays où les élites des classes moyennes sont tout simplement paupérisées (cocoratisées) et réduites à une situation voisine de la pauvreté, en même temps qu’il accueille le premier venu des cabotins étrangers comme un ‘‘expert’’ donneur de leçons ! Un pays où la bourgeoisie locale est traitée avec mépris – en dépit de ses défaillances reconnues – comme une mre (most repugnant elite) ! Un pays où les masses populaires sont abandonnées à leur propre sort et prises en charge par des démagogues et les premiers prophètes commerçants-d’espérance ! Voilà un pays où les enfants sont livrés aux fantasmes sadomasochistes des pires malandrins sans avoeu du mercenariat international qui nous avilit ! Un pays où les jeunes sont sans étude (29.000 étudiants en République Dominicaine pour moins de 10.000 dans toutes les Universités privées et publiques réunies du pays !), sans travail et sans espoir, en dehors de l’attente d’un visa étranger ; au point même, parfois, en pleurs, de compromettre les plus nobles de leurs ambitions et convictions pour leur survie et celle des leurs ! Un pays où les cicatrices des grandes divisions (macoutes – frap – attachés – déchouqueurs – lavalasse, etc.) soulèvent encore des récriminations qui rouvrent les plaies aux seuls Noms des Duvalier, Aristide et Préval ! Voilà un pays aux populations traumatisées et aux institutions délabrées et fragilisées ! Et vînt l’étranger au masque humanitaire ! Heureusement que Jean Jacques Dessalines LE GRAND nous avait prévenus en nous mettant en garde contre la duplicité de l’étranger !...

 

… Amnistie Internationale est venue depuis l’Europe, se rend à l’Hôtel Le Plaza pour nous parler de la nécessité d’un procès des Duvalier. Entretemps, Pax Christi venue des Etats-Unis vient, elle, dans le même Hôtel et une semaine après, pour nous monter contre la MINUSTAH et contre l’Armée ; de quoi semer une confusion dont nous avons déjà les provisions et les recettes en en portant les marques ataviques !

 

Etait-ce vraiment opportun et approprié de nous parler, maintenant, de procès des Duvalier ? Oui, la justice élève une Nation ! Oui, c’est par la justice que les peuples s’affermissent ! Oui, Dieu aime la justice ! Oui, il faut la justice contre l’impunité, la corruption, le vol et les crimes de violations de droits ! Mais, la justice n’est pas rendue uniquement par des procès ! Ce n’est pas par des procès qu’on rend justice aux peuples et aux nations ! Tout procès laisse obligatoirement, d’un côté, le goût amer d’une défaite et de l’autre, la joie, parfois passagère, d’une victoire, créant ainsi deux camps opposés. Or, le pays n’a plus besoin, en ces temps difficiles de crises, de ces solutions qui divisent et qui nous éloignent les uns des autres, alors que nous n’avons pas la capacité dynamique de gérer quant à présent, les grandes blessures qui referont surface dans un procès Duvalier ou dans un procès Aristide, ou dans un procès Préval. Il n’est pas question d’effacer le tableau. Au contraire, il faut lire et relire le tableau, retenir et garder en mémoire tout ce qui y a été écrit et le conserver dans notre vieux musée pour les générations futures. Mais, ensemble, victimes et bourreaux, nous allons acheter de nos propres fonds et économies, un nouveau tableau pour y écrire ensemble comme frères et sœurs, les nouvelles leçons et les nouveaux devoirs de nos Maîtres, Educateurs historiques, Pères et Arrières-grands pères : Jean-Jacques DESSALINES et Alexandre PETION ! Tout divisait ces deux hommes qui se sont fait la guerre, l’un cherchant à éliminer l’autre ! Pétion détestait Dessalines et Dessalines haïssait Pétion. Et tous deux avaient chacun, un cahier de charges pour justifier leurs ressentiments de classe et de couleur vis-à-vis de l’autre ! Mais un jour, le 10 août 1802, sur l’Habitation Dallas, à Gobert, en la 1ère Section communale de Plaisance, Dessalines a choisi de défier le blanc-étranger qui le divisait à son demi-frère Pétion et les deux chefs de guerre ennemis se sont rencontrés dans un Moment historique de Réconciliation qui va déboucher sur le 18 novembre 1803 et le premier janvier 1804. Quelle belle Référence de réconfort historique par où puiser Macoutes et Lavalassiens pour la Réconciliation Nationale ! Dessalines et Pétion avaient tous deux compris que la haine ne peut pas mettre fin à la haine : si vous me faites souffrir parce que mon père ou mon frère vous avait fait souffrir, eh bien ! mes enfants, les enfants de mes enfants, ou des collatéraux alliés de ma famille victime vous feront souffrir aussi, ou se vengeront sur vos enfants ou les enfants de vos enfants. Ce sera le cercle vicieux de l’héritage du ressentiment, de la succession maudite des frères et sœurs ennemis. Seules la Paix et la Réconciliation Nationale peuvent être le Pont dressé sur les grandes ravines de nos divisions, de la méfiance et de nos discordes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

·      Comme Martin Luther King Jr., moi aussi j’ai fait un rêve : Je rêve de Paix, de Pardon, d’Amnistie Nationale dans son sens sémantique grec d’Oubli des offenses : de toutes les offenses ; Je rêve de Grâce et de Justice-Vérité, à la manière de Nelson Mandela, pour Haïti. Je rêve que dans les prochains jours, mois ou années, le Président Joseph Michel Martelly donnera corps à ce Rêve de réunir tous les Anciens Chefs d’Etat Haïtiens dans un grand Forum inter-haïtien pour poser la Question de la Réconciliation Nationale dans tous ses aspects ; de se mettre d’accord sur les grands désaccords, et de préparer ensemble, conjointement et solidairement, la Grande Conférence Nationale des Haïtiens ou, les Etats généraux des Secteurs vitaux de la Nation. Là, Ensemble et entre Nous, et entre Nous seuls, nous viderons les grands contentieux qui nous ont toujours divisés, contentieux historiques qu’aucun procès de Messieurs Duvalier, Préval ou Aristide ne pourra jamais solutionner. Simple voeu pieux ? Soit !  Les grandes réalités naissent toutes de rêves ! Il faudra coûte que coûte faire la Paix ; et la Réconciliation Nationale est le seul chemin et le Premier pas qui conduit à cette Convivialité tant souhaitée entre Haïtiens. Il est temps que les Forces morales de la Nation se réveillent, se mettent debout et arrêtent, par leur action positive, patriotique, les actes néfastes des imposteurs internationaux et de leurs laquais locaux qui nous divisent à leur propre profit, pour des plats de lentille ! Réveillons Dessalines et Pétion, ces Titans d’un autre âge : leur Héritage est en péril !

 

Port-au-Prince, ce 22 septembre 2011.

 

 

 

                                                            Osner FEVRY, D.ès-Sc., Esq.

 

·      Journaliste – Communicateur –Théologien ;

 

·      Criminologue – Pénaliste et Anthropo-Sociologue ;

 

·      Politologue – Expert en Relations Internationales ;

 

- Avocat au Barreau de Port-au-Prince

 

                                          - Professeur de Droit International et de

 

                                                  Science politique, à l’Université ;

 

                                                - Président / Recteur de l’Université Haiti International

 

                                                  (déchouquée) et Doyen de sa Faculté de Droit

 

                                                  et des Sciences sociales et politiques ;

 

- Président de l’Ordre Professionnel des Avocats Militants

 

                                                  des Barreaux d’Haïti (OPAMH)

 

                                                - Président-Coordonnateur de Prison Fellowship Haiti

 

                                                - Président de l’Institut National pour la Protection

 

                                                  et la Défense des Citoyens (INPDCH) ;

 

                                                - Président-Fondateur (CEO) du Club Barack OBAMA d’Haïti ;

 

-Président de la Commission Justice, Droits humains et  

 

 Réconciliation Nationale de la Fédération Protestante d’Haïti

 

                                                 et  Membre élu de son Comité Exécutif depuis 2010 ;

 

                                                -Leader politique du Centre Démocratique ;

 

                                                - Ancien Prisonnier politique (à 3 reprises : 1991, 1998 et 2009)

 

 des régimes Aristide-Préval ;

 

Chrétien Evangélique Protestant & Prédicateur Laïc de l’Evangile.

 

Site : www.cabinetfevry.com 

Emails / (courriels) : cabinetfevry@gmail.com / sahaiti@yahoo.com

 

Tél : (509) 2940-1417 / 3446-7144              

 

         (954) 654-7122.

J.D/ Le Président Jean Claude DUVALIER (Amnistie Internationale & crimes contre l’humanité).-

 

 




 
Martelly rencontre les représentants de partis politiques

Haïti - Politique : Martelly rencontre les représentants de partis politiques

Hier mercredi, à l'initiative du Président de la République, Michel Martelly, plus d'une trentaine de représentants de partis politiques se sont réunis, au restaurant Les Palmes, à Pétion-Ville. Il s'agissait, pour le Chef de l'Etat, d'explorer, avec les leaders politiques haïtiens, les pistes d'un regroupement de partis par tendance.

Les intervenants ont tous exprimé leur satisfaction par rapport à l'initiative présidentielle. Ils ont quasi unanimement souscrit à la vision du Président Martelly de voir la formation de grands courants politiques et non cette pléthore de partis, souvent peu représentatifs.

Maître Osner FEVRY, du CONACED et de la Convention des Partis Politiques, parle d'une initiative historique. Maître Reynold GEORGES de l'ALLAH, abondant dans le même sens, encourage le Président Martelly à poursuivre dans la voie de la concertation, du dialogue et du renforcement institutionnel. Eric Prévost Junior de l'UCCAD, quant à lui, est d'avis qu'avant toute chose c'est le cadre légal de la démarche qu'il faut créer. Le Pasteur Chavannes JEUNE, du parti ACRAH, prône pour sa part la formation de quatre plateformes politiques, toujours regroupées par tendance. 

Cette rencontre avec les leaders politiques fait suite à la semaine de la réconciliation dont l'objectif vise des entretiens avec tous les anciens Chefs d'État vivant au pays.

Michel Martelly a tenu à préciser, au terme des échanges, qu'un forum autour de la problématique des partis politiques allait être organisé bientôt afin de permettre à tous les acteurs politiques de peaufiner leurs idées de manière à mieux structurer et renforcer les partis politiques haïtiens.

Les partis ayant été représentés lors de cette rencontre sont : Fusion des Sociaux Démocrates, Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH), Veye Yo, Oganizasyon Lavni, Ansanm nou fò, Repons Peyizan, Mobilisation pour le Progrès d'Haïti (MPH), Alliance Chrétienne pour la Reconstruction d'Haïti (ACCRAH), CONACED, Jeunesse Pour la République (JPR), Front pour la Reconstruction Nationale (FRN), Alliance pour la Libération et l'Avancement d'Haïti (ALLAH), Alliance Démocratique pour la Réconciliation Nationale (ADRENA), Konbit Nasyonal pou Devlòpman Ayiti (KNDA), Solidarité, CONAPH, Parti Louverturien (PL), Parti Social Rénové (PSR), Mobilisation Démocratique pour le Relèvement d'Haïti (MDRH), Mouvement Sécurité Nationale (MSN), Respè, Parti Démocrate Institutionnaliste (PDI), MOCHRENA, Parti pour l'Evolution Nationale Haïtienne (PENH), Konbit Pou Refè Ayiti (KPRA), Coalition Réformiste pour le Développement d'Haïti dans la Démocratie et l'Ordre (CREDDO), Vwazinay, Viv ansanm, Pati Politik Peyizan (PPP), Oganizasyon Pou Avansman Milot (OPAM). 





Haïti occupée




Eduardo Galeano, écrivain et journaliste uruguayen
rendu célèbre par son oeuvre " Les veines ouvertes de l'Amrique latine"
 


Ce texte a été lu le 27 septembre 2011 par l'écrivain uruguayen à la Bibliothèque Nationale de Buenos Aires dans le cadre de la table-ronde « Haïti et de la réponse latino-américaine », à laquelle ont participé aussi Camille Chalmers et Jorge Coscia.
Haïti: Consultez n'importe quelle encyclopédie. Demandez quel a été le premier pays libre en Amérique. Vous recevrez toujours la même réponse : les États-Unis. Mais les États-Unis ont déclaré leur indépendance quand ils étaient une nation avec six cent cinquante mille esclaves, qui ont continué à être esclaves pendant un siècle, et dans leur première Constitution ils ont établi qu'un noir équivalait aux trois cinquièmes d'une personne.

Et si à n'importe encyclopédie vous demandez quel a été le premier pays qui a aboli l'esclavage, vous recevrez toujours la même réponse : l'Angleterre. Mais le premier pays qui a aboli l'esclavage n'a pas été l'Angleterre, mais Haïti, qui continue d'expier encore le péché de sa dignité.

Les esclaves noirs d'Haïti avaient battu la glorieuse armée de Napoléon Bonaparte et l'Europe n'a jamais pardonné cette humiliation. Haïti a payé à la France, pendant un siècle et demi, une indemnisation gigantesque, pour être coupable de sa liberté, mais, cela ne fut même pas suffisant. Cette insolence noire continue de faire mal aux maîtres blancs du monde.

De tout cela, nous savons peu ou rien.

Haïti est un pays invisible.

Il a seulement eu droit à la célébrité quand le tremblement de terre de 2010 a tué plus de deux cent mille Haïtiens.

La tragédie a fait que le pays a occupé, fugacement, le premier plan des médias.

Haïti ne se connaît pas par le talent de ses artistes, les magiciens de la ferraille capables de transformer les ordures en beauté, ni par ses exploits historiques dans la guerre contre l'esclavage et l'oppression coloniale.

Cela vaut la peine de le répéter encore une fois, pour que les sourds entendent : Haïti fut le pays fondateur de l'indépendance de l'Amérique et le premier qui a vaincu l'esclavage dans le monde.

Il mérite beaucoup plus que la notoriété née de ses malheurs.


Actuellement, les armées de quelques pays, y compris le mien, continuent d'occuper Haïti. Comment se justifie cette invasion militaire ? En affirmant alors qu'Haïti met en danger la sécurité internationale.

Rien de nouveau.

Tout le long du 19ème siècle, l'exemple d'Haïti a constitué une menace pour la sécurité des pays qui continuaient de pratiquer l'esclavage. Thomas Jefferson l'avait déjà dit : d'Haïti provenait la peste de la rébellion. En Caroline du Sud, par exemple, la loi permettait d'emprisonner tout marin noir, tandis que son bateau était au port, compte tenu du risque qu'il pût contaminer de la peste antiesclavagiste. Et au Brésil, cette peste s'appelait haïtianisme.

Déjà au 20ème siècle, Haïti avait été envahie par les Marines US, pour être un pays insécure pour ses créanciers étrangers. Les envahisseurs ont commencé par s'emparer des douanes et ils ont remis la Banque Nationale à la City Bank de New York. Et puisqu'ils y étaient, ils sont restés dix-neuf ans.  
 
Le Nouvelliste en Haiti - Nouvelles d'Haiti: actualités politique, nationale, économique, société, culture, sport. Haitian news: Politics, economy, society, culture and entertainment, sports.
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Le point de passage de la frontière entre la République Dominicaine et Haïti s'appelle « Le mauvais pas ».

Qui sait, le nom est un signal d'alarme : vous êtes en train d'entrer dans le monde noir, la magie noire, la sorcellerie...

Le vaudou, la religion que les esclaves ont apportée d'Afrique et qui s'est fait naturaliser en Haïti, ne mérite pas de s'appeler religion. Du point de vue des propriétaires de la Civilisation, le vaudou est chose de noirs, d'ignorance, de retard, une pure superstition. L'Église catholique, où ne manquent pas les fidèles capables de vendre des ongles de saints et des plumes de l'archange Gabriel, a obtenu que cette superstition fût officiellement interdite en 1845, 1860, 1896, 1915 et 1942, sans que le peuple ne soit mis au courant.

Mais depuis déjà quelques années, les sectes évangéliques se chargent de la guerre contre la superstition en Haïti. Ces sectes viennent des États-Unis, un pays qui n'a pas d'étage 13 dans ses édifices, ni un rang 13 dans ses avions, habité par des chrétiens civilisés qui croient que Dieu a fait le monde en une semaine.

Dans ce pays, le prédicateur évangélique Pat Robertson a expliqué à la télévision le tremblement de terre du 2010. Ce berger d'âmes a révélé que les noirs haïtiens avaient conquis l'indépendance face à la France à partir d'une cérémonie vaudou, invoquant l'aide du Diable depuis le plus profond de la jungle haïtienne. Le Diable, qui leur a donné la liberté, a envoyé le tremblement de terre pour leur passer la facture.



Jusqu'à quand les soldats étrangers resteront-ils en Haïti ? Ils sont arrivés pour stabiliser et pour aider, mais ils sont là depuis sept ans petit-déjeunant et déstabilisant ce pays qui ne les veut pas.

L'occupation militaire d'Haïti coûte aux Nations Unies plus de huit cents millions de dollars par an.

Si les Nations Unies destinaient ces fonds à la coopération technique et à la solidarité sociale, Haïti pourrait recevoir une bonne impulsion au développement de son énergie créatrice. Et ainsi se sauverait de ses sauveurs armés, qui ont une certaine tendance à violer, tuer et à offrir des maladies fatales.

Haïti n'a besoin de personne pour venir multiplier ses calamités. Il n'a pas besoin non plus de la charité de qui que ce soit. Comme le dit si bien un proverbe africain ancien, la main qui donne est toujours au dessus de la main qui reçoit.

Mais Haïti, oui, a besoin de solidarité, médecins, écoles, hôpitaux et une vraie collaboration qui rend possible la renaissance de sa souveraineté alimentaire, assassinée par le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale et d'autres sociétés philanthropiques.

Pour nous, les Latino-américains, cette solidarité est un devoir de gratitude : ce sera la meilleure manière de dire grâce à cette petite grande nation qui en 1804 nous a ouvert, avec son exemple contagieux, les portes de la liberté.
 
 
 
 
(Cet article est consacré à Guillermo Chifflet, qui a été obligé de démissionner de la Chambre des Députés de l'Uruguay quand il a voté contre l'envoi de militaires en Haïti).
 
Eduardo Galeano

 

 

 

 

 

 

 

Le Conseil National des Partis Politiques haïtiens

 

 

félicite son Conseiller Electoral Ribel PIERRE

de n’avoir pas signé le résultat de l’OEA.-

 

La Direction générale et Coordination nationale du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens a appris et reçu avec satisfaction patriotique la nouvelle du refus par le Conseiller Ribel PIERRE, son représentant et Délégué au sein du Conseil Electoral Provisoire, de signer l’œuvre néfaste des soit-disant ‘‘experts’’ de l’OEA proclamant les résultats imposés par les occupants, dans l’arrogance et dans le mépris de notre dignité, pour l’élection présidentielle de cette année 2010-2011. Cette imposture de l’OEA était et reste d’autant plus grave qu’elle ne reposait sur aucune méthodologie scientifique qui eût pu donner un caractère académique plus ou moins acceptable à ce vernis du plagiat des services idéologiques des puissances dominantes et de l’occupation-tutelle de notre pays.

 

Il est regrettable pour Haïti et les Haïtiens que le Chef d’Etat de la Première République Noire Indépendante du Monde ait été ainsi humilié par des invités indélicats au moment précis où, à la tête de la plus grande puissance du monde se trouve le Premier Président Noir jamais élu dans l’histoire de ce grand pays dont les principes moraux et les valeurs chrétiennes d’humanité furent à la base des dogmes qui ont présidé à sa formation et qui ont guidé de grands hommes de cette nation comme Thomas Jefferson et Abraham Lincoln dans leur œuvre révolutionnaire, ce dernier ayant osé, au prix de sa vie et en dépit des passions racistes et inhumaines des doctrines anti-nègres du Ku klux Klan qui vont entraîner la guerre civile (1861-1865), de reconnaître l’Indépendance et la Souveraineté d’Haïti comme Etat-Nation LIBRE  membre à part entière de la Communauté des gens et des peuples à droits, en 1860.

 

Il sera réconfortant pour les Haïtiens que dans les années à venir le Président Barack OBAMA puisse prendre en mains plus directement et sans intermédiaire à agenda secret, le dossier complexe d’Haïti, en maintenant ses promesses du 8 octobre 2008 faites à Haïti et aux Haïtiens de ne pas laisser le pays à la merci de ceux qui, aveugles et cyniques, avaient ruiné l’économie nationale par l’embargo renforcé en blocus (Résolution 940 du 31 juillet 1994) qui a détruit la production agricole haïtienne, détruit les Forces Armées d’Haïti par l’envoi de 25.000 soldats (lundi noir du 19 septembre 1994), imposé une économie néo-libérale par des pratiques néocoloniales de privatisations sauvages (liquidation de la Minoterie d’Haïti, du Ciment d’Haïti, de la Téléco, etc.) où l’Etat est devenu un simple spectateur livré aux caprices des agents locaux d’une société civile sans vision et sans ancrage historiques, assistée de forces économiques anti-nationales mafieuses vivant de prébendes et des miettes du plan de reconstruction lui aussi imposé. Ce sera l’occasion rêvée de voir les Etats-Unis d’Amérique s’intéresser VRAIMENT au cas d’Haïti pour, comme il l’avait promis, ‘‘aider Haïti et les autorités haïtiennes dans un véritable partenariat où l’assistance humanitaire fera place à l’aide au développement’’ (sic). Car, la situation d’Haïti est si grave que même les petits rochers de la Caraïbes que, en décembre 1805, Jean-Jacques Dessalines le Père Fondateur de la Patrie tentait de libérer de l’esclavage et dont Toussaint Louverture avait auparavant négocié avec le général Maitland leur statut de sujets du Commonwealth, en traitant directement avec les rois, les reines, les présidents et les empereurs d’autrefois, ils se croient eux aussi en droit, aujourd’hui, non seulement de nous donner des leçons de démocratie qu’ils n’ont jamais apprises, mais ils arrivent à croire et à faire comprendre à des gens bornés et à courte vue, qu’ils peuvent humilier nos enfants de 17 ans. A la vérité ils sont des peuples et non des nations : ce sont des sujets de la Métropole ou de la Reine… Quelles différences entre eux et Nous ! Un jour viendra où Haïti  fera  réparer ces affronts de ces caraïbéens ingrats qui n’ont jamais été LIBRES et qui ne pourront jamais comprendre l’entêtement atavique que les Haïtiens attachent à la Liberté et à l’Indépendance de leur Patrie que eux, ils n’ont pas. Ils ne peuvent pas comprendre et ils ne comprendront jamais que l’Haïtien ne vit pas de pain seulement mais aussi et surtout de Liberté, de Travail, de Dignité et d’Honneur…

 

Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens se réjouit donc de ce que son Représentant  au CEP soit resté dans la ligne du respect de notre histoire unique, de notre constitution et de la loi électorale, en refusant de cautionner l’indignité imposée.

 

A ceux qui estiment qu’il devait donner sa démission, le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens leur rappelle l’analogie du panier contenant des oranges saines et des oranges gâtées. Qu’est-ce qui doit ou devrait laisser le panier ?

 

Le Conseiller Ribel PIERRE doit rester ferme au poste… pour assurer la défense, même seul, des principes d’Honneur et de Dignité qui s’attachent à notre Vision, à notre Mission, à nos Objectifs et à nos Valeurs patriotiques nationalistes. Il doit rester et il restera pour manifester son accord à tout acte louable du CEP posé et à poser dans le cadre de la légalité institutionnelle, en conformité avec l’histoire, la constitution et les lois nationales de notre pays ; et son désaccord manifeste dans le strict respect des autres et dans la tolérance dynamique d’un jeune démocrate-chrétien qui a suivi de près nos postures louverturienne et dessalinienne, au regard des seuls intérêts de la Patrie commune : la Patrie avant tout ! Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens n’a pas de candidat. Il témoignera dans le respect, de la volonté librement exprimée par le peuple et la Nation.

 

D’ailleurs, devant le silence-complice des voies morales d’autrefois qui se disent neutres dans la crise alors qu’elles ne le sont pas et qu’elles cachent leurs vices et leurs péchés de collaboration aveugle avec l’occupant, nos dépouilles sanglantes sont livrées aux faux-experts qui en servent de parchemin pour illustrer leur sortie de l’anonymat auquel, sans nos cadavres, ils étaient par le Créateur destinés…

 

Le Conseil National des Partis Politiques Haïtiens réitère son appui et son soutien à son Représentant et Délégué, le Conseiller Ribel PIERRE au sein du Conseil Electoral Provisoire et il  l’invite à toujours faire preuve de la même discipline, du même esprit de solidarité et de loyauté, ensemble le même courage dans la clairvoyance et par le discernement, pour qu’après le 20 mars 2011, quelque soit le vainqueur parmi les deux candidats qui nous sont imposés par les forces d’occupation-tutelle de notre pays : ceux qui étaient exclus de la course dès le début, ceux qui protestent et demandent l’annulation des élections, le peuple qui participera par son silence ou par son vote à ce spectacle politique, les étrangers de toutes provenances géographiques et/ou idéologiques, le pouvoir en place et la classe politique confondus, la société civile organisée et le secteur privé des affaires, les forces morales nationales et patriotiques…, tous, d’un commun accord et d’un seul cri, ils puissent dire avec admiration : le jeune Ribel PIERRE, Représentant du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens au sein du Conseil Electoral Provisoire, a suivi les consignes de la Direction générale et la Coordination de cette Entité Nationale à vocation d’Etat : il mérite de la Patrie ! Il a bien servi la Nation ! Il doit être l’une des pierres à poser, demain, dans la reconstruction de notre Haïti réhabilitée et sortie lavée des souillures de cette occupation-tutelle infamante qui nous a tant déshonorés par l’arrogance des gueux devenus ‘‘experts’’ et qui bâtissent leur richesse et leur fortune sur nos détresses et nos malheurs… avec, malheureusement, les complicités agissantes de ceux sur qui le pays avait droit de compter pour être et demeurer toujours HAITI, la Terre de Dessalines, la Patrie des Hommes et des Femmes Libres, le Pays des Nègres qui regardent le soleil sans lunettes…

 

Port-au-Prince, ce 21 février 2011

 

 

      Me. Osner FEVRY, Av., Prof.

    Directeur général et Coordonnateur National

du Conseil National des Partis Politiques Haïtiens

 

·      Président –Fondateur du Club Barack OBAMA d’Haïti

 

-       Leader politique du Centre Démocratique.-




TREMBLEMENT DE TERRE DU 12 JANVIER : NOTRE TEMOIGNAGE

           
12 janvier 2010 : La Famille Osner FEVRY a tout perdu, mais il lui reste la vie et la foi !

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 12 janvier 2010, 4h 53 pm. Me. Osner FEVRY est à son Bureau, au troisième étage du CABINET FEVRY & Associés sis au No. 30 de la rue pavée au Centre-Ville de la Capitale. Les quatres (04) secrétaires viennent  à peine de laisser et il reçoit 2 clients à qui il explique les dernières procédures enclenchées pour la libération de leur mari et père. Soudain, un bruit sec et violent : c’est l’effondrement de tout l’Edifice ! [Voici son témoignage : (Osner FEVRY est Avocat, Journaliste, Professeur de Droit et Leader politique du PDCH/CONACED, ayant étudié aux USA et au Canada).]

Je me suis souvenu  avoir dit : « C’est un tremblement de terre : couchons nous ! »  Et je perds connaissance. Quand je reprends connaissance, je me découvre étendu sur le dos sous les décombres, le pied droit coincé entre trois poutres en béton armé. Alors, je me mis à réciter une partie du Psaume 90 que j’ai mélangé avec le  Psaume  46 :

 ‘’Seigneur, tu as été pour nous (et pour moi en particulier) un refuge et un appui (…) un secours qui ne manque jamais dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée et que les montagnes chancellent au cœur des mers; quand les flots de la mer mugissent, écument, se soulèvent jusqu'à faire trembler les montagnes… Mon Seigneur est là!»...Seigneur…

Puis je reprends les mêmes passages en litanie, deux, trois, quatre, cinq fois et juste au début de la sixième reprise, j’ai entendu le laveur de ma voiture ‘’Ti Au Cap’’, crier : Maître Févry, Maître Févry…

-        Je suis là. Mais je ne peux pas sortir, mon pied droit est cassé et retenu par des poutres de béton !

-        Ah, merci l’Eternel ! Maître Févry n’est pas mort ! Il est vivant ! On va le sortir.  Messieurs, Maître Févry n’est pas mort !

-        Maître Févry, tenez bon,  on va vous délivrer de la. Vous êtes trop bon pour nous autres de la rue.

 Il va alors chercher Ricot et Francky, les deux (02) gardiens du Cabinet qui avaient eu le temps de s’échapper de la galerie quand ils voyaient s’effondrer l’édifice.  De leurs mains ils ont creusé un trou et je les ai vus venir …heureux de me voir en vie…

Ils ont pris deux heures : avec des  marteaux, des pinces à marteaux et d’un levier de fortune, ils ont pu tirer mon corps meurtri des décombres. Hélas ! Je suis vivant ! Dieu soit loué !

 J’ai appris que les deux (02) clients de mon Bureau sont passés par le même trou de secours, au-dessus de mon corps, tirés par les ‘’sauveteurs’’ improvisés Ricot, Francky et Ti Au Cap, tandis-que Me. Jean-François, un jeune Avocat qui m’attendait à la salle de Conférence s’était échappé par un couloir d’arrière, tandis que trois (03) clients qui se trouvaient au rez-de-chaussée…ont trouvé la mort sur le champ.

Couché dans la rue, j’ai pu constater les ruines du Cabinet et du Bâtiment d’en face, ainsi que la destruction de mon véhicule Ford Triton X-150.

 Entretemps, ma femme Yanick était au market Délimart avec sa sœur le Dr. Margareth Collin PAULTRE, à Delmas. Elles avaient à peine terminé leurs achats que le tremblement de terre les a secouées devant la caissière. Elles ont eu juste le temps de franchir la porte d’entrée en laissant valises et provisions payées, sauvées de justesse...

 
Nicko (Osner Févry Jr) notre Fils ainé (Juriste-Pasteur) qui est un jeune cadre du Ministère des Affaires Etrangères venait tout juste de laisser le Ministère et se trouvait à Pharmadix s’acheter un médicament. Comme sa maman et sa tante, il venait de payer à la caisse et marchait en direction de sa voiture… quand l’événement dévastateur a eu lieu. Il est resté dans la voiture sur le vaste terrain servant de parking aux clients, pour assister des yeux, étonnés, aux effondrements des cahutes du bidonville d’à coté. Il repart cinq à six minutes après,  pour constater ‘’l’apocalypse’’ qu’il avait appris au Séminaire de Théologie de Port-au-Prince, qui venait de frapper le pays. « Je ne peux décrire les scènes d’horreur auxquelles j’ai pu assister cet après-midi là ! Sauf qu’il ne s’agissait pas d’un film d’épouvante ou de fiction : c’était l’horreur dans la réalité et une réalité de l’horreur dans toute sa crudité ! », confie  Nicko.

 

Quant à Jean-Homère Olivier FEVRY et Hantz Valéry FEVRY qui poursuivent des études universitaires aux USA et qui étaient venus passer les fêtes de fin d’année avec nous, ils étaient à Thomassin, chez nous, en contact électronique avec leurs universités respectives, pour le choix des cours de la nouvelle session.

 Aux premières secousses, ils ont tous compris qu’il fallait laisser la maison et se mettre à l’abri dans la cour. Ils ont eu le temps de se mettre dans la rue en face de la grande barrière d’entrée.

 
Je devais apprendre et constater quelques heures plus tard, que mes résidences privées de Pacot et de Bois-Patate comme le bâtiment du Cabinet, sont complètement détruites et sont devenues des piles de ruines en trente secondes !

 En gros, en ce 12 janvier 2010, comme des millions d’Haïtiens,  j’ai tout perdu. Mais, il me reste la vie et  la foi ! Notre famille est fortement ébranlée, touchée, éprouvée… mais pas à la mort ! Dieu nous a accordé une autre chance d’être Acteurs ou Témoins des grandes changements qui interviendront dans la vie de notre peuple.

 Science et Foi

 A l’analyse de cet événement douloureux du 12 janvier 2010, il y a trois regards, trois perceptions que donnent trois types de personnes, pour en saisir le sens et mesurer la portée et les dimensions :

  1)   Il y a d’abord la vision naïve du profane qui ne comprend rien et qui, se remettant au hasard, se demande pourquoi, en pleurant et en se lamentant, et en cherchant ici et ailleurs, les bouc-émissaires fétichistes et inventés  de ses malheurs et de ses douleurs. Il finit par se laisser sombrer dans les méandres irréversibles de la folie, du suicide ou de la révolte permanente contre tous ceux qui, à tort ou à raison, il identifie aux causes ou comme les facteurs déclenchants de sa chute et de sa situation de  double victimisation.

 2)  Il y a  ensuite le regard froid et calculateur des intellectuels et hommes de science qui cherchent à comprendre ce phénomène à travers les réponses aux cinq questions de Quintilien, le fondateur de l’école de la rhétorique : 
Qu’est-ce que ? Où? Quand ? Comment ? et Pourquoi ?

 Et de là naissent les grands débats autour  de  la formation géologique et de la collision des plaques tectoniques (américaine et caribéenne) génératrices des tremblements de terre en Haïti. Rien n’est donc du au hasard : il s’agit du jeu normal d’une anomalie des plaques dont ‘’ les trous noirs’’ laissent échapper un gaz dont la composition et les effets provoquent les cataclismes qui font trembler les montagnes, dévaster une ville et même disparaitre un pays en 30 secondes, tout dépendant de l’intensité des chocs. A l’échelle d’évaluation de Richter, la zone rouge se situe entre 6 et 9. Haïti, (particulièrement la partie ouest du pays, dont Port-au-Prince, Léogane, Grand-Goâve, Petit-Goâve et Jacmel) a subi les effets de l’échelle 7.3, ce mardi 12 janvier 2010 à quatre heures cinquante trois minutes p.m.

Mais, pendant que les savants étudient et expliquent les causes de ces phénomènes naturels et qu’ils tentent de déterminer, avec précision l’énergie dégagée, les dates des futures tremblements de terre, ils sont assez sages et humbles, pour reconnaitre qu’ils ne peuvent empêcher de nouvelles secousses puisqu’ils n’ont aucun contrôle sur ces types de phénomènes récurrents dont les explications se trouvent dans la nature elle-même… En d’autres termes, ils se savent et se reconnaissent limités par les théories et les lois qui commandent l’univers toujours en évolutions permanentes…

 3) Il y a enfin, le paradigme central et  la vision-synthèse des gens de Foi qui contestent la naïveté des profanes, mettent à nu et embarrassent les prétentions limitatives de la science, et qui expose un point de vue historique d’une ‘’Intelligence Design’’ (ID) par l’affirmation d’une Autorité de qui ‘’viennent les maux et les biens’’ ; qui a placé la terre sur ses fondements, en traçant son cercle et qui la fait tourner sur son orbite ; qui a dessiné les constellations et arrangé l’ordre et le mouvement des galaxies, en donnant un nom à chacune des étoiles ; pénétré jusqu’aux sources des profondeurs des mers et établi les lois qui président à cet univers dont elle connait et contrôle tous les éléments… Les gens de l’Ecole de la Foi se rassurent à l’Idée que cet univers a une histoire, un Maitre-Créateur qui lui a fixé un destin, suivant sa volonté souveraine, et que l’homme n’est qu’un jouet de l’onde, un grain de sable, une simple fleur qui fleurit et disparait, mais à qui Elle a donné le pouvoir et le privilège de connaitre sa propre histoire et de modifier son propre destin, pouvoir et privilège sujets à reddition de compte en temps voulu…

Cette Autorité est le Créateur de l’Histoire, le Maitre du temps, des temps et des circonstances : Il est omniscient, Omniprésent, Omnipotent,  Eternel, Transcendant et Immanent !

Ce Dieu a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve. Il a lui-même fabriqué les plaques tectoniques, de la terre de l’Amérique à l’Asie et de l’Afrique au Moyen-Orient, en passant par l’Europe et l’Océanie, en la suspendant dans l’espace, au sein de milliards de galaxies, en réglant et en mesurant seconde par seconde, au millimètre près, le mouvement de chacune de ces plaques comme  à ceux des vagues de l’océan et des profondeurs des mers qui obéissent à la voix de ce Dieu bon et redoutable.  Il a créé l’homme à son image et à sa ressemblance. Il tient en main la destinée de ses enfants. Il connait chacun d’eux, avant même sa naissance et Il a un plan et un projet de paix, et non de malheur, pour son peuple et les enfants de son peuple. Pas un seul cheveu de la tête d’un enfant de Dieu ne tombe sans que son père le sache et n’ait Lui-même passé l’ordre à ce cheveu de tomber !

 C’est sur la base de cette Foi, et armés de cette Espérance certaine que les Chrétiens affrontent les difficultés des temps présents, comme celles de la journée du 12 janvier 2010, et de celles qui l’ont suivie dans la détresse et dans le malheur… en Haïti ou ailleurs. Le Dieu des Croyants règne ENCORE ! Il était sur son trône le jour du Déluge. Il était encore Dieu ce 12 janvier 2010 au moment des destructions de Port-au-Prince, de Léogane, de Grand-Goâve, de Petit-Goâve et de Jacmel, lorsqu’on ramassait les 200.000,00 cadavres des riches et des pauvres non identifiés pour les enterrer dans des fosses communes et qu’on cherchait désespérément à identifier les 2 millions de blessés et de portés disparus et de sans-abrits en Haïti. Il savait que parmi les victimes, certains de ses enfants allaient être frappés et anéantis et qu’à d’autres, Il allait accorder une faveur spéciale de grâce, d’amour et de compassion imméritée :

Deux questions viennent et peuvent venir à l’esprit du profane et du mécréant-athée des campagnes et des villes : 1) Les Chrétiens-Croyants, ne sont-ils pas des aliénés naïfs qui vivent d’opium marxien et de chimères ? et 2) Ce Dieu des croyants, n’est-il pas un masochiste qui prend plaisir à assister, satisfait et heureux, aux douleurs, aux malheurs et à la détresse de ses propres créateurs en souffrance ?

 Réponse : Loin de là ! Albert EISTEIN et Karl MAX ont confirmé la position de cette dynamique de la Foi à la fin de leur carrière. Max WEBER, ce grand sociologue protestant l’à vécu avec sa famille, bien avant de grands penseurs comme Thomas D’AQUIN, Augustin, Josèphe, Paul le grand philosophe formé à l’école du grand Gamaliel, tout comme notre grand Louis Joseph JANVIER ! Le Dieu des Chrétiens-Croyants demeure le Dieu souverain qui fait ce qu’il veut : au ciel, sur la terre, sur la mer et dans les eaux plus profondes que la mer. Ses enfants acceptent, soumis, mais conscients, drapés du manteau de la Foi, assis sur les lois immuables et les cœurs bourrés des promesses  certaines, la volonté  souveraine de leur Dieu, Père et Protecteur :

 « Il est gran moun dans son lakay ! » (Il est Grand, Maître et Souverain !).

Lorsque, déçu, découragé et révolté, avec raison, devant les circonstances difficiles et douloureuses de la vie, l’enfant de Dieu est hébété et ne comprend pas pourquoi, il est alors rassuré par cette promesse éternelle de son Père à laquelle il s’identifie dans le calme : Mon enfant :

 « Invoque-moi, au jour de la détresse, je te délivrerai et tu me glorifieras » (Psaumes 50 :15)

 « Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l’Eternel, qui a compassion de toi. » (Esaie 54 :10). Voilà !

Osner H. FEVRY

  Me. Osner H. FEVRY et la Gouverneure Générale du Canada  Michaëlle JEAN au Palais National
  HAITI  INTERNATIONAL  MISSION (HIM)

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